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Les sérums SPF sont-ils aussi efficaces que les crèmes solaires ?
Son format hybride qui joint l'utile à l'agréable séduit en s'intégrant plus intuitivement à une routine beauté, surtout en étéDora Christian
L'essentiel
- Les sérums solaires à texture liquide sont la nouvelle tendance de l’été 2025, car ils sont perçus comme « plus légers » et « confortables », avec une « absorption rapide » et un critère « d’invisibilité sur la peau », selon certains utilisateurs.
- Ces produits SPF liquides s’intègrent parfaitement dans les routines de soins car « ils sont faciles à superposer (layering) » et combinent filtres UV avec des actifs végétaux et antioxydants, se positionnant comme des produits « 2-en-1 » entre soin et protection solaire.
- Bien que ces sérums SPF soient efficaces pour protéger la peau selon les dermatologues, leur texture légère pousse les consommateurs à en appliquer trop peu, alors qu’il faut appliquer une quantité généreuse uniformément sur l’ensemble du visage.
Impossible d’appréhender les beaux jours sans faire allusion aux solaires ! Non pas uniquement pour continuer à sensibiliser contre les effets néfastes des rayons UV pour la peau, mais également pour savoir vers quelle texture se tourner (étant donné les choix infinis qui s’offrent à nous). Les propositions sont presque toujours identiques : protection UVA/UVB, SPF 50 +, plus de fini blanc… Alors TikTok s’interroge : quelle protection solaire sera la plus confortable ? Format solide, en crème, en spray ou en huile ? Cet été, ce sont les textures liquides, style sérum, qui gagnent le match pour protéger sa peau du soleil, et ce pour une bonne raison… ou plutôt deux ! On vous explique.
L’effet seconde peau
En 2024, utiliser un sérum en guise de protection solaire était encore un peu niche, mais le Prix d’Excellence Marie Claire ainsi que le Dutch Beauty Award avaient déjà flairé la tendance du sérum SPF, soulignant notamment « l’innovation » du produit de la marque Prescription Skincare, le « SPF Drop ». Deux ans après, Esther Meijer-Lijtens, fondatrice de la marque, observe clairement « un virage vers des formats SPF légers tels que les sérums, les gouttes et les textures hybrides ».
Ils sont perçus comme « plus légers et donc jugés plus confortables, notamment chez la gent masculine », confie la CEO, qui voit sa clientèle masculine se tourner principalement vers ce produit plutôt que vers le format traditionnel en crème de la même marque.
« Ce format séduit particulièrement les utilisateurs qui, d’ordinaire, n’aiment pas les crèmes solaires classiques », précise la fondatrice, avant d’expliquer que « les textures solaires traditionnelles peuvent parfois paraître lourdes ou occlusives », surtout chez les peaux mixtes à grasses par exemple, à force d’applications au fil de la journée.
Un geste à la frontière du soin
Ces SPF liquides marchent très bien car ils sont aussi à la limite du soin. « Ils sont faciles à superposer (layering) » et, par conséquent, s’imbriquent parfaitement dans la tendance esthétique de la « glass skin », la peau hyper lumineuse et lisse tant adulée sur les réseaux sociaux. Dans cette démarche, les produits proposés associent des filtres UV avec des actifs végétaux et des antioxydants pour illuminer la peau et renforcer la barrière cutanée tout en la protégeant, (huiles de pépins de framboise, de carotte, bêtacarotène, vitamine E, etc.). Des compositions qui se veulent « 2-en-1 », un peu à l’instar des crèmes de jour à mi-chemin entre soin et SPF, voulant rendre ce geste quasiment automatique au quotidien.
Et il n’y a rien de mal si on préfère opter pour cette texture. Le dermatologue Erwin Benassaia affirme que ces sérums et huiles SPF fonctionnent bien pour protéger la peau. Seul hic : « la texture est si légère que les consommateurs ont tendance à mettre deux gouttes comme un sérum à l’acide hyaluronique, sauf qu’il faut en mettre beaucoup », prévient-il. Pour que la protection soit optimale, ce n’est pas le même geste qu’avec son soin standard : là, il faut « appliquer une quantité généreuse uniformément sur le visage, le cou et le décolleté », indique à son tour Esther Meijer-Lijtens.



















