00:55
NBA : Victor Wembanyama se voit devenir MVP « sans aucun débat » dès cette saison
« Wemby » officiellement en campagne•Encore éblouissant lundi, avec 26 points, 15 rebonds et 5 contres, le pivot star français a permis aux San Antonio Spurs de l’emporter largement à Miami (111-136). A dix matchs de la fin, Wembanyama croit vraiment au titre individuel suprême en NBAJérémy Laugier
L'essentiel
- Victor Wembanyama a une nouvelle fois été énorme lundi, avec 26 points, 15 rebonds et 5 contres, pour permettre à son équipe des Spurs de survoler son match à Miami (111-136).
- Le pivot tricolore de 22 ans s’impose de plus en plus comme un sérieux prétendant au titre individuel suprême de MVP en NBA, dès sa troisième saison aux Etats-Unis.
- « Wemby » tourne ainsi à 24,3 points (à 50,4 % aux tirs), 11,2 rebonds et 3 contres en moyenne, avec à la clé le deuxième meilleur bilan collectif de la ligue pour San Antonio (54 victoires en 72 matchs). De quoi lui fournir de sacrés arguments dans sa lutte à distance avec Shai Gilgeous-Alexander, Luka Doncic et Nikola Jokic.
Au vu des nombreux doutes sur son physique, surtout depuis sa thrombose veineuse à l’épaule en 2025, et sur la qualité collective de son équipe des Spurs, incapable de participer aux play-offs depuis 2019, il était presque inconcevable de voir Victor Wembanyama prétendre dès cette saison au titre de MVP.
Et pourtant, fort de perfs individuelles immenses et régulières (24,3 points à 50,4 % aux tirs, 11,2 rebonds et 3 contres en moyenne) mais aussi du deuxième meilleur bilan collectif de toute la NBA (54 victoires en 72 matchs, contre 34 en 2024-2025), « Wemby » s’est clairement installé à la table des prétendants, aux côtés de Shai Gilgeous-Alexander, Nikola Jokic et Luka Doncic.
Le titre de meilleur défenseur lui tend les bras
Une nouvelle fois royal lors d’un éclatant succès à Miami (111-136) lundi soir, avec 26 points, 15 rebonds et 5 contres en seulement 26 minutes de jeu, le phénomène français a assumé cette ambition, pour sa troisième année dans la Ligue. Interrogé à ce propos en conférence de presse, le pivot de 22 ans a d’abord lancé, au sujet de cette récompense individuelle suprême récompensant le meilleur joueur de la saison régulière (via un vote de journalistes et de spécialistes) : « C’est normal qu’il y ait encore un débat actuellement. Mon but est de faire en sorte qu’à la fin de la saison, il n’y ait plus aucun débat ».
Voilà une attaque aussi tranchante que sa destruction, peu avant sur le parquet, de Bam Adebayo, le héros aux 83 pions le 10 mars, limité par la bande à « Wemby » à 18 points (à 5/17 !). Relancé pour connaître ses trois arguments majeurs pour prétendre succéder à Shai Gilgeous-Alexander comme MVP, le vice-champion olympique a volontiers fait campagne.
« Premièrement, je dirais que la défense représente 50 % du jeu et qu’elle est sous-estimée jusqu’à présent dans la course au titre de MVP, a-t-il confié. Je pense être le joueur ayant le plus d’impact défensif dans la Ligue. » C’est clairement l’atout numéro un du leader des Spurs, presque assuré d’être élu meilleur défenseur de la saison (DPOY) s’il atteint la barre fatidique des 65 matchs disputés pour prétendre aux titres individuels (il ne doit pas rater plus de deux rencontres sur les dix dernières).
Il joue moins que toutes les autres stars NBA
« Deuxièmement, nous avons quasiment « balayé » le Thunder cette saison, enchaîne l’intérieur de l’équipe de France, en référence au bilan de 4 victoires en 5 oppositions contre le champion en titre, actuel meilleur bilan NBA (57 victoires-15 défaites). Nous les avons dominés à trois reprises lorsque OKC avait son équipe type. »
Enfin, conscient de n’être « que » le 14e meilleur marqueur de la Ligue (24,3 points), très loin de Luka Doncic (33,4 points), « SGA » (2e avec 31,5 points) ou encore Nikola Jokic (8e avec 28 points), Victor Wembanyama sort de sa manche cet ultime argument : « Troisièmement, l’impact offensif ne se résume pas aux points marqués ».
Notre dossier sur Victor WembanyamaL’hyper-influent géant de 2,24 m pourrait ajouter qu’il est le seul joueur, parmi les 24 meilleurs scoreurs NBA, à disputer moins de 30 minutes par match. Et ce afin de tenter de le préserver au mieux d’une nouvelle blessure qui hypothéquerait les chances d’épopée de San Antonio en play-offs. D’ici là, si jamais les Spurs venaient à rattraper, sur les dix dernières journées de saison régulière, leurs trois victoires de retard sur Oklahoma City, Victor Wembanyama aurait un argument massue pour prétendre devenir le premier MVP français de toute l’histoire en NBA.



















