Londres 2012: Contre la Croatie, Thierry Omeyer encore une fois patron de la maison d'arrêts

JO / HANDBALL Si les Français se sont qualifiés en finale (25-22), ils le doivent pour beaucoup à leur gardien, à nouveau monstrueux...

Antoine Maes

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Le gardien français Thierry Omeyer lors de la demi-finale des JO contre la Croatie, le 10 août 2012, à Londres.
Le gardien français Thierry Omeyer lors de la demi-finale des JO contre la Croatie, le 10 août 2012, à Londres. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

De notre envoyé spécial à Londres,

Au bout de 10 minutes, même le speaker anglais a fini par céder à l’enthousiasme général. Après chaque arrêt, histoire d’aller plus vite, il s’est décidé à annoncer chaque arrêt du gardien tricolore d’un simple «Titiiiiiii». «Dans ce genre de match, j’entends le public oui, mais pas le speaker», sourit Thierry Omeyer. La feuille de statistiques ne lui a finalement accordé «que» 19 arrêts. «Je me sens bien, on défend bien devant moi, je touche les tirs et j’étais bien installé chez les Croates».

Onesta: «Ah vous avez vu le vieux Omeyer…»

Mais l’Alsacien avait déjà fait le plus difficile en sortant un début de match scandaleux de réussite: 10 arrêts en lors des 10 premières minutes. «Il est très souvent notre pilier sur les grandes victoires», glisse Jérôme Fernandez. «Ah vous avez vu le vieux Omeyer… », ricane Claude Onesta, en référence aux critiques sur l’âge de son équipe. Pour le sélectionneur des bleus, «les matchs de haut niveau ne se gagnent souvent que sur des grosses performances individuelles, et les autres qui font le boulot».

Costantini: «Les Croates, il les connait par coeur»

C’était encore le cas hier, et n’en déplaise au coach tricolore, son gardien n’avait pas encore vraiment plané sur ses matchs. Lors du quart de finale contre l’Espagne, il avait d’ailleurs vu Sterbyk, le gardien ibérique, rendre une copie bien plus flatteuse que la sienne, malgré la défaite. «C’est bien son genre de jouer là-dessus, explique Daniel Costantini, l’ancien sélectionneur. En plus, les Croates, il les connait par coeur, il les joue à longueur d’année en Bundesliga. Il a vraiment pris le dessus sur eux». Il ne lui reste plus que les Suédois à dégoûter pour décrocher une nouvelle médaille d’or olympique.