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Publié le 9 août 2012.

JO / HANDBALL - Le sélectionneur français affirme ne jamais s'être affolé lors de la victoire au forceps de son équipe face à l'Espagne...

De notre envoyé spécial à Londres,

Rien n’inquiète Claude Onesta. Pas même un début de match où son équipe n’inscrit qu’un seul but en un quart d’heure, en quart de finale des Jeux contre l’Espagne. Grâce à un grand William Accambray, les Bleus ont finalement renversé une situation mal embarquée. Critiqués et malmenés, les Experts sont donc toujours là, au rendez-vous des demi-finales, vendredi contre la Croatie ou la Tunisie.

Cette victoire doit être un gros «ouf». Est-ce ce que vous vous dites?

Je me dis: putain que c’est bon! Pas ouf. On est sortis d’un vrai match qu’on avait du mal à commencer je le concède. Mais les autres fois on avait du mal à les terminer. Ce sont des faits de matchs. Ça fait partie du jeu. On peut dire qu’il y avait beaucoup de déchet, mais l’expérience de cette équipe est de ne pas s’affoler dans ces moments-là, de construire le retour au score. On savait que si on revenait, ça allait être plus difficile pour eux. On a pris notre chance et on a terminé ce match de manière détendue…

Et c’est votre quinzième homme, William Accambray, qui vous sauve la mise…

C’est pour ça qu’il est venu, on a bien fait de le prendre. C’est exactement le rôle qu’on avait imaginé pour lui. Je lui avais dit qu’on le ferait rentrer. Que pour moi ce n’était pas un remplaçant qui ne pouvait entrer que sur blessure ou par accident. Mais au contraire, un joueur qui peut nous offrir des solutions en fin de tournoi quand des organismes commencent à fatiguer.

L’idée était de miser sur sa fraîcheur en fin de compétition?

Je considérais qu’un jeune joueur a peut-être du mal à durer dans la compétition s’il n’a pas beaucoup de temps de jeu au départ. Je pensais que ne pas lui donner ce temps de jeu allait le frustrer et le débrancher. Je savais qu’en lui disant que son heure viendrait, on pourrait compter sur lui. Je pense que j’ai bien fait.

Votre manque de réussite dans le premier quart d’heure où vous ne marquez qu’un seul but, c’est du délire…

Je ne sais pas si t’as déjà fait du sport. Mais quand tu en as fait, tu as beau avoir travaillé tant que tu veux, quand tu échoues de manière systématique, c’est compliqué de rester détendu et aborder l’attaque suivante tranquillement. Inconsciemment tu échoues. Petit à petit tu te crispes un peu et tu prends la tempête. Mais nous, on ne coule pas.

Avez-vous le souvenir d’un début de match aussi compliqué?

Oh oui. J’en ai vécu avec eux des choses. Pas seulement merveilleuses. Mais c’est aussi comme ça qu’on se construit et qu’on ne s’affole pas. Qu’on revient progressivement dans le match, qu’on imagine d’autres solutions dans le match. Il y a des jours où ça semble réussir et d’autres où les choix que vous faites ne sont pas judicieux et vous êtes critiqué.

Que leur avez-vous dit à la pause?

De ne pas s’affoler et qu’à partir du moment où on serait mieux, ils amenuiseraient leurs chances. Il allait forcément subir notre retour et subir la fin du match.

Propos recueillis par Romain Scotto, à Londres
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