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Stade Français: une défaite et des (gros) chantiers

Stade Français: une défaite et des (gros) chantiers

RUGBYLes Parisiens se sont inclinés contre Clermont (12-20) samedi au Stade de France, et montrent de nombreuses faiblesses à corriger d'ici l'année prochaine...
Bertrand Volpilhac

Bertrand Volpilhac

Certes, la défaite face à Clermont (12-20) au Stade de France samedi ne change rien à l’avenir du Stade Français, qui n’a plus rien à jouer en top 14. Mais elle a mis en lumière les faiblesses d’une équipe à la dérive, très loin du niveau des play-offs, et qui doit rapidement entamer plusieurs chantiers pour tenter de sauver sa saison, en demi-finale de Challenge Européen dans quinze jours face à Clermont (encore), et de préparer l’année prochaine.

«S’y filer»

Pour leur dernier match de la saison au Stade de France, les Parisiens avaient promis de sauver leur honneur. Et si Guillaume Boussès a beau assurer après-match que «l’envie et le cœur y étaient», l’engagement des hommes de Cheika face à Clermont a de quoi laisser perplexe. Traînant les pieds dans les replis défensifs, oubliant de «s’y filer» dans les zones de combats au sol, ils ont donné aux 73.000 spectateurs l’amère impression d’avoir déjà la tête aux vacances et d’être loin des exigences du haut niveau.

Conserver le ballon

«Nous sommes un peu naïfs dans notre façon de gérer le match. A aucun moment, on les a mis sous pression.» Sévère, ce constat de l’entraîneur parisien? Pas vraiment. Dès que ses joueurs sont allés de l’avant, souvent grâce à leurs deux seules individualités capables de créer des brèches, Bastareaud et Parisse, ils n’ont pas su enchaîner les temps de jeu, parce qu’ils ont tombés les ballons ou parce qu’ils s’en sont débarrassés comme on le fait d’une patate chaude. «On doit vraiment faire un effort dans la conversation, se lamente le pilier David Attoub, stigmatisant le manque d’expérience de l’équipe. On pèche en touche, on n’a pas de ballons de propres, on manque de précision.»

Finir les coups

Ce sont finalement les propos de l’entraîneur de Clermont qu’il faut écouter si l’on veut tirer du positif de la défaite parisienne: «A chaque fois qu’ils ont eu la balle, ils nous ont mis en danger, estime Vern Cotter. Ils auraient pu marquer deux ou trois fois.» Des échecs dans les tentatives au pied, des occasions d’essais vendangés à quelques mètres de la ligne: les Parisiens ont tout raté lorsqu’il s’agissait de bonifier leurs (rares) mouvements intéressants. «On doit être plus appliqué, on manque de concentration, souffle Cheika. Il y a beaucoup à travailler entre ces deux semaines.» Pas mieux.