Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
football Robert Budzynski quittera le FC Nantes samedi, club qu’il avait rejoint en 1963

football Robert Budzynski quittera le FC Nantes samedi, club qu’il avait rejoint en 1963

Robert Budzynski Ancien joueur et directeur sportif du FCNA. Après quarante-deux ans passés au club, de quoi êtes-vous le plus fier ? Eu égard aux moyens du club, c’est sans hésiter d’être resté avec Nantes pendant quarante-deux ans non-stop en premièr
© 20 minutes

© 20 minutes

Robert Budzynski Ancien joueur et directeur sportif du FCNA. Après quarante-deux ans passés au club, de quoi êtes-vous le plus fier ? Eu égard aux moyens du club, c’est sans hésiter d’être resté avec Nantes pendant quarante-deux ans non-stop en première division. Quand êtes-vous arrivé sur les bords de l’Erdre ? J’ai quitté le RC Lens pour rejoindre le FCNA en décembre 1963. Nantes était promu en D1. C’est José Arribas qui me voulait car la défense nantaise prenait l’eau. (Il s’amuse) Je suis arrivé avec ma DS 19. Je trimbalais ainsi la moitié de l’équipe de célibataires... Le coach nantais José Arribas vous a beaucoup marqué ? C’était plus qu’une découverte pour moi. A Lens, on m’avait appris le marquage individuel, l’importance des duels. José avait une conception du jeu différente. Comme il avait compris qu’à Nantes il n’y avait pas la possibilité d’avoir des joueurs phénoménaux, il faisait avec les moyens du bord. Ceci passait par deux choses : la formation et le collectif. Parmi les joueurs avec qui vous avez évolué, Henri Michel vous a toujours fasciné... Oui. C’était un joueur extraordinaire. Il faisait des trucs impensables. En octobre 1966, face à Lille, je jouais en charnière centrale avec Michel. Sur une action, il a dégagé le ballon en faisant le poirier ! Vous avez arrêté votre carrière de joueur en 1970. Comment êtes-vous devenu directeur sportif ? Le président Louis Fonteneau me l’a proposé le 1er janvier 1970. J’ai accepté une semaine après, car j’hésitais entre le métier de journaliste et un boulot de représentant chez Adidas aux Etats-Unis... En quoi consistait ce poste à l’époque ? J’étais un peu l’interface entre les footballeurs, qui étaient professionnels, et les dirigeants, qui n’étaient qu’amateurs. Quels sont les titres qui vous ont le plus marqué ? Celui de 1982-1983. C’était très fort. C’était l’aboutissement de ce que voulait José Arribas. Puis il y a celui de 1994-1995, très impressionnant aussi. Mais aucune des ces deux générations n’est parvenue à gagner une Coupe d’Europe... (Il réfléchit puis s’emballe). En 1982-1983, on avait une équipe fantastique. Mais en fin de saison, les dirigeants n’ont pas pris le risque d’aller plus loin. Avec Suaudeau [l’ancien coach du FCNA], on s’est dit : « Nantes n’y arrivera jamais ». On est alors passé pour des pleureuses. Même chose dix ans plus tard. Là aussi c’était une hérésie. En fait, les dirigeants nantais n’ont jamais pris de risques au nom d’une gestion... L’équipe de 1995 pouvait-elle remporter une Coupe d’Europe ? Mais j’en suis persuadé. Si on avait été capable de garder Patrice Loko ou Christian Karembeu, cela aurait changé beaucoup de choses. Et maintenant, qu’allez-vous faire ? J’ai trois propositions à l’étranger : deux pour superviser des joueurs et une pour de l’audit. Je continue de réfléchir. Recueilli par David Phelippeau

J’ai trois propositions à l’étranger (...) Je continue de réflechir.