Frédérick Bousquet suspendu deux mois pour dopage
NATATION•Il aurait subi un contrôle positif à un stimulant...R.S.
Frédérick Bousquet ne nage plus en compétition depuis un mois. Discrètement, le sprinter français poursuit sa préparation chez lui à Auburn, aux Etats-Unis, où il s’entraîne par intermittence depuis 2003. En réalité, le compagnon de Laure Manaudou n’a pas vraiment le choix. Selon L’Equipe, il purge actuellement une suspension de deux mois, entamée le 20 septembre, à la suite d’un contrôle positif à l’heptaminol, un stimulant.
Le nageur du Cercle de Marseille a subi ce contrôle inopiné le 13 juin lors du meeting de Canet-en-Roussillon, peu avant les championnats d'Europe de Budapest. Selon le quotidien, les préleveurs de l’Agence française de lutte contre le dopage n’ont procédé qu’à un prélèvement urinaire. Averti du résultat, Bousquet n’aurait pas demandé de contre-expertise et se serait plié à la sanction de la commission antidopage de la fédération française.
«Une négligence»
Dans cette affaire sensible, qui aurait pu noircir le bilan exceptionnel de l'équipe de France aux derniers championnats d'Europe, la FFN s'est donc montrée clémente avec le nageur. Celui-ci aurait présenté à la commission de discipline un dossier médical «pour traitement d'une pathologiue chronique», précise L'Equipe. Le champion d'Europe du 50m, lui, parle d'une «négligence». Depuis huit ans, il soignerait une pathologie (qu'il n'a pas divulgué) «avec un médicament qui ne contient pas ce produit interdit. Juste avant le meeting, j’ai souffert d’une crise violente. Je n’avais plus ce médicament avec moi, j’ai filé dans une pharmacie de Canet que je connais très bien. Ils m’ont donné ce produit que l’on peut se procurer sans ordonnance, sans prendre garde aux risques que je courais.»
Avec ce produit, Bousquet note qu'il a réalisé son plus mauvais 50m de la saison. Ce n'est qu'après ses performances à Budapest qu'il a été averti de son contrôle. «Je me suis renseigné aussi sur les effets de ce produit, son temps d’élimination. De vingt-quatre à quarante-huit heures au vu de ce que j’avais pris. Alors, pour Budapest, j’ai la conscience tranquille. Mes performances m’appartiennent», indique le nageur tatoué, dont le retour dans les bassins est prévu pour le début du mois de décembre, à l'occasion des championnats de France.



















