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Après des mois de tension, Obry n’est plus l’entraîneur de l’épée masculine

Escrime : Après des mois de tension, Hugues Obry n’est plus l’entraîneur de l’épée masculine

départLa rupture était consommée entre l’ex-champion olympique et ses trois têtes d’affiche, Romain Cannone, Yannick Borel et Alexandre Bardenet
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

En arrêt de travail depuis plusieurs semaines, Hugues Obry avait repris le chemin de l’Insep en début de semaine. Mais c’était pour mieux en partir. Après des mois de tension, l’ancien épéiste, triple médaillé olympique, a présenté sa démission de son poste de manager général de l’épée masculine jeudi, à cinq mois du tournoi individuel des JO de Paris 2024.

A la suite d’un débrief houleux des Mondiaux à Milan cet été, les relations demeuraient tendues depuis des mois entre lui et ses trois têtes d’affiche, le champion olympique de Tokyo Romain Cannone, Yannick Borel et Alexandre Bardenet, qui avaient mené une fronde contre lui, comme nous vous le racontions dans notre enquête publiée fin janvier.

La rupture était telle que Cannone, devenu également champion du monde en 2022, s’entraînait en partie dans son club de Saint-Maur, tandis que Bordel et Berdenet avaient pris le chemin de Levallois-Perret, en banlieue parisienne.

Champion olympique d’épée par équipes en 2004 en tant que tireur puis en 2016 en tant qu’entraîneur de l’équipe de France, Obry, surnommé « Napoléon » à son retour à la tête des épéistes bleus en 2021, s’est vu accusé de « harcèlement moral » par ses athlètes, selon ses propos au quotidien L’Equipe à l’automne.

Une Fédération en crise

L’épée masculine est la troisième arme à changer de manager général en moins d’un an après l’évincement de Vincent Anstett, à la tête des sabreurs en mai, puis le départ de Lionel Plumenail, patron du fleuret femmes, après les Mondiaux de Milan.

Au-delà de l’encadrement technique, le président de la Fédération Bruno Gares a démissionné, officiellement pour « raisons personnelles », en septembre sur fond de mission d’inspection générale menée par le Ministère des sports, ainsi que nous le décrivions dans un second volet de notre enquête.