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Montpellier-Clermont : « Une espèce de connard… » Laurent Nicollin s’en prend au supporteur qui a jeté un pétard
Football•« Écœuré », le président Laurent Nicollin constate avec fatalisme la stupidité qui a frappé dans les tribunes du stade de la Mosson dimancheJérôme Diesnis
L'essentiel
- Le match de Ligue 1 entre Montpellier et Clermont a été définitivement arrêté après le jet de pétard d’un « supporteur ».
- Montpellier, qui menait 4-2 à l’entrée du temps additionnel, risque de perdre la rencontre sur tapis vert.
- Le président du MHSC Laurent Nicolin, oscille entre colère et dégoût et le fait savoir.
Montpellier s’acheminait vers un succès 4-2, lors de la 8e journée de Ligue 1 contre Clermont à la Mosson, quand l’arbitre de la rencontre a définitivement interrompu la rencontre dimanche après-midi. Le speaker venait d’annoncer cinq minutes de temps additionnel minimum.
Un pétard lancé depuis les tribunes de l‘Etang de Thau a explosé aux pieds du gardien de Clermont Mory Diaw qui s’est écroulé en se tenant l’oreille avant de sortir sur blessure. En conférence de presse, Laurent Nicollin, le président du MHSC, n’a pas mâché ses mots face à ce nouvel acte de hooliganisme, dans une tribune régulièrement sanctionnée et fermée ces dernières années. Une enquête avait notamment été ouverte après des banderoles homophobes en janvier lors du match contre Nantes (0-3), alors que la tribune venait d’être fermée pour plusieurs matchs.
« On est éduqués, on n’est pas là pour jeter quelque chose sur les gens »
« C’est un sentiment de dégoût après qu’une espèce de connard a jeté un truc sur la pelouse. Les joueurs se sont cassé le cul pendant trente minutes à dix contre onze. Avec un connard comme ça, c’est sûr que l’on ne risque pas d’avoir d’ambition », s’est agacé le président en conférence de presse d’après-match. « Ce n’est pas faute de leur répéter qu’ils doivent arrêter avec leurs pétards et leurs fumigènes. Ils s’en branlent, ils continuent. Quand on s’investit dans un club, c’est déplorable. »
Des voix de supporteurs se sont élevées pour évoquer une blessure imaginaire du gardien de Clermont. Des arguments balayés par Laurent Nicollin. « Ce n’est pas la question. On n’a pas à rentrer sur le terrain comme à Bordeaux, on n’a pas à jeter des choses sur quelqu’un. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, mais c’est juste du respect humain. On n’a pas à jeter du fin fond de la tribune quelque chose sur un joueur, qu’il soit de Clermont, de Montpellier ou de n’importe où. On est éduqués, on n’est pas là pour jeter quelque chose sur les gens. »


















