Coupe du monde féminine : Les Etats-Unis éliminés… Wiegman veut plus de sélectionneuses… Le journal du 6 août
FOOTBALL•Tout ce qu’il faut savoir de la journée de samedi au Mondial féminin disputé en Australie et en Nouvelle-ZélandeWilliam Pereira
Chaque jour, tout au long de la Coupe du monde féminine en Australie et en Nouvelle-Zélande, 20 Minutes fait le point sur les faits marquants de la compétition. Ce dimanche, suite des 8es de finale avec l’élimination des Etats-Unis aux tirs au but contre la Suède, et la qualification des Pays-Bas, un peu plus tôt.
Rapinoe coûte (en partie) la qualification aux Américaines
L’ancienne Ballon d'or en a ri jaune. Après avoir manqué la lucarne droite de la gardienne suédoise, Zećira Mušović, lors de la séance de tirs au but qui devait départager les Etats-Unis et la Suède, Megan Rapinoe n’a pas réussi à se défaire de ce rire nerveux. Il s’agissait d’une quasi-balle de match : les Suédoises venaient de vendanger leur premier tir et les Américaines, auteures d’un début de séance parfait, n’avaient plus qu’à finir le boulot. Mais non. L’ancienne Lyonnaise se consolera en se disant qu’elle n’a pas été la seule à rater son duel. Smith et O’Hara ont également failli dans l’exercice, offrant aux Suédoises la qualification en quarts de finale de la Coupe du monde, dont les tenantes du titre sont donc éliminées.
Espagne - Pays-Bas, premier quart
Un peu plus tôt dans la matinée, les Néerlandaises rejoignaient l’Espagne en quarts de finale en s’imposant de deux buts contre l’Afrique du Sud. Non sans peine : les Sud-Africaines ont eu plus d’occasions franches que leurs tombeuses, mais moins de réalisme. Leur sélectionneuse, Desiree Ellis, s’est enthousiasmée du jeu de son équipe, et exhorte les sponsors à investir dans le football féminin en Afrique du Sud. « Je ne sais pas comment vous pouvez ignorer quelque chose de spécial comme ça. Je ne sais pas comment vous pouvez ne pas nous aider à gravir les échelons et à nous améliorer », a-t-elle poursuivi, précisant que certaines joueuses avaient encore un travail à côté du football, tout en appelant à la création d’une ligue professionnelle.
Sarina Wiegman veut plus de sélectionneuses au très haut niveau
Au rayon des revendications, la sélectionneuse anglaise Sarina Wiegman ne tire aucune fierté de son statut de dernière femme sur le banc d’une équipe en lice dans cette Coupe du monde. « Ce n’est pas une compétition d’être la dernière femme en lice, a-t-elle déclaré à la veille du 8e de finale contre le Nigeria. Avant le tournoi, il y avait vingt hommes et douze femmes comme coachs. Mais bien sûr, ce que nous espérons, c’est que cela s’équilibre dans le futur. On travaille là-dessus, au moins en Angleterre. Et d’autres pays travaillent également pour que plus de femmes participent au développement du jeu, pour qu’il y ait de plus en plus d’entraîneuses. Que des joueuses deviennent entraîneuses également. »


















