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L’Espagne et le Japon déroulent... Drôle de France-Maroc pour Karchaoui

Coupe du monde féminine 2023 : Espagne et Japon brillent... Drôle de France-Maroc pour Karchaoui… Le journal du 5 août

FootballTout ce qu’il faut savoir de la journée de samedi au Mondial féminin disputé en Australie et en Nouvelle-Zélande
Nicolas Stival

Nicolas Stival

Chaque jour, tout au long de la Coupe du monde féminine en Australie et en Nouvelle-Zélande, 20 Minutes fait le point sur les faits marquants de la compétition. Ce samedi, les deux premiers 8es de finale ont livré un verdict sans appel, alors que Sakina Karchaoui, la latérale gauche française d’origine marocaine, se prépare à vivre un match particulier mardi.

L’Espagne s’enflammerait-elle trop tôt ?

Oubliée, la vilaine défaite 0-4 face au Japon, lors de la dernière journée de poule. L’Espagne s’est qualifiée pour la première fois pour le quart de finale d’un Mondial, en écrasant la Suisse (5-1), samedi à Auckland. L’excellente Aitana Bonmati a signé un doublé plein de talent et peut postuler à la succession de la « convalescente » Alexia Putellas, entrée en jeu à la 77e minute, pour la conquête du Ballon d’or.

Interrogé sur Bonmati, le sélectionneur Jorge Vilda a lâché les chevaux : « J’ai les 23 meilleures joueuses du monde, l’équipe espagnole est une équipe avec les 23 meilleures joueuses du monde. » Les propos du technicien se frotteront en quart de finale à la qualité des Pays-Bas ou de l’Afrique du Sud, qui se rencontrent ce dimanche (4 heures, heure française) à Sydney.

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Le Japon façon rouleau compresseur

14 buts marqués en quatre matchs, dont cinq par Hinata Miyazawa, pour l’instant « pichichi » de cette Coupe du monde. Les Japonaises ont confirmé en 8es de finale face à la Norvège (3-1), à Wellington, les prédispositions montrées lors de la phase de poule. Certes, elles ont encaissé leur première réalisation dans ce Mondial, avec un joli coup de tête de Guro Reiten, pour l’égalisation scandinave. Mais les championnes du monde 2011 ont copieusement dominé les coéquipières d’Ada Hegerberg, titrées en 1995.

L’attaquante lyonnaise, toujours diminuée par une blessure à l’aine, n’a pu entrer que pour le dernier quart d’heure, sans influer sur le résultat. Le quart de finale qui attend le Japon promet particulièrement, puisque son adversaire sera soit la Suède, soit les Etats-Unis, ce dimanche (11 heures, heure française) à Melbourne.

Passion csc

En matière de but contre son camp, l’Italienne Benedetta Orsi avait placé la barre assez haut lors du match de poule décisif perdu contre l’Afrique du Sud (2-3). A une vingtaine de mètres de ses cages, la défenseuse avait adressé une passe en retrait à sa gardienne qui ne s’y attendait pas.

Mais Laia Codina a fait pire ce samedi, avec une action similaire, mais effectuée depuis le rond central, sans regarder, alors que sa coéquipière du Barça Cata Coll, qui fêtait sa première sélection dans le but de la Roja, était avancée au-delà de sa surface de réparation. Cette boulette a entraîné la très provisoire égalisation suisse (11e), mais Codina s’est parfaitement rattrapée en marquant le 4-1 sur un corner, juste avant la pause (45e).

Dans l’autre match du jour, il y a également eu un « csc », plus classique, au quart d’heure de jeu : le Japon a ouvert la marque à la suite d’un long ballon venu de l’aile gauche, déviée hors de portée de sa gardienne par la défenseuse norvégienne Ingrid Egan.

Sakina Karchaoui face à son histoire

Le sport et le destin sont facétieux. Ainsi l’arrière gauche des Bleues Sakina Karchaoui défiera-t-elle mardi le Maroc, le pays de ses parents. « On a le Maroc dans le cœur, on y a toute notre famille », a confié à L’Equipe sa sœur Sabrina. « Je suis Française d’origine marocaine, je suis fière de mes origines, a glissé quant à elle la joueuse du PSG. Mais malheureusement il faudra gagner, donc je ne leur souhaite pas le meilleur pour ce match. » Pour les Karchaoui, ce match rappellera forcément la demi-finale du Mondial masculin, en décembre dernier au Qatar.