Coupe du monde féminine 2023 : Affluences records et enquête pour « geste déplacé »… Le journal du 4 août
Football•Tout ce qu’il faut savoir de la journée de vendredi au Mondial féminin disputé en Australie et en Nouvelle-ZélandeNicolas Stival
Chaque jour, tout au long de la Coupe du monde féminine en Australie et en Nouvelle-Zélande, 20 Minutes fait le point sur les faits marquants de la compétition. Ce vendredi, le Mondial fait relâche avant les premiers 8es de finale samedi : Suisse - Espagne à Auckland (7 heures, heure française) et Japon – Norvège à Wellington (10 heures). Mais il se passe quand même des choses.
La FIFA ravie par les affluences
Il est rare de voir l’instance se déclarer déçue au moment d’organiser une compétition. Cette fois encore, elle a affirmé que le Mondial avait « dépassé les attentes à de multiples points de vue ». En premier lieu en matière d'affluence, avec 1,222 million de spectateurs après les 48 matchs de poule, soit une moyenne de 25.000 personnes par rencontre.
Cela représente une augmentation de 29 % par rapport au Mondial 2019 en France à ce stade de la compétition (1,1 million pour tout le tournoi). Un bémol cependant : voici quatre ans, il y avait moins d’équipes (24 contre 32) et donc moins de matchs (52 contre 64). Au total, la FIFA veut dépasser le 1,9 million de fans. Ces chiffres cachent des disparités : si Australie – Irlande à Sydney a fait le plein à Sydney (75.784 spectateurs), certains stades néo-zélandais ont sonné creux.
Une enquête contre le sélectionneur zambien
FIFA toujours, mais pour un autre dossier moins reluisant. La Fédération internationale a ouvert une enquête après avoir reçu une plainte pour un « geste déplacé ». L’affaire concerne la sélection zambienne, éliminée à l’issue de la phase de poule. Le Guardian indiquait jeudi que le sélectionneur Bruce Mwape avait touché la poitrine d’une joueuse samedi dernier lors d’une séance d’entraînement, sous les yeux de certaines coéquipières, deux jours avant le dernier match gagné contre le Costa Rica (3-1).
En poste depuis 2018, Mwape avait déjà été cité en septembre 2022 dans un scandale d’agressions sexuelles dans le football zambien. Interrogé en conférence de presse lors du Mondial, le technicien avait fermement repoussé les accusations. Un porte-parole de la Fédération zambienne indique n’avoir reçu « aucune plainte » et avoir été « surpris d’apprendre un tel comportement présumé de l’entraîneur ».
Les Bleues favorites assumées contre le Maroc
C’est en tout cas l’avis d’Eugénie Le Sommer. « On est favorites, on ne va pas se le cacher », a lancé la meilleure buteuse de l’histoire des Bleues (90 réalisations) au sujet du 8es de finale inattendu de mardi prochain. « On était les premières surprises, a reconnu l’attaquante lyonnaise. On pensait à l’Allemagne ou à la Colombie, le Maroc en a décidé autrement. » Pas de langue de bois donc, sauf peut-être au moment de lâcher cette phrase : « Le statut de favori ne veut rien dire. »


















