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Pinturault savoure « sa plus belle victoire » après deux ans dans le trou

Mondiaux de ski alpin : Pinturault savoure « sa plus belle victoire » après deux ans dans un trou noir »

RENAISSANCELe skieur français s’est imposé devant son public lors de l’épreuve du combiné après plusieurs mois sans résultats probants
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

En dominant le combiné des Mondiaux de ski alpin mardi à Courchevel, dans la station où il a en partie grandi, le Français Alexis Pinturault a remporté sa « plus belle victoire », un titre « inespéré » après son « début de saison difficile ».

Quelle saveur possède ce titre de champion du monde ?

C’est assez incroyable, surtout que ce n’était pas forcément attendu. J’avais forcément l’envie, la motivation de donner le meilleur de moi-même pour cet événement. Mais il fallait être aussi réaliste : je fais un début de saison où j’accroche un seul podium, je suis régulièrement dans les six-sept premiers mais jamais sur le podium. Donc de pouvoir chercher une médaille d’or, c’était inespéré. Peut-être que mon début de saison a aidé : si j’arrive et je que je fais partie des favoris, automatiquement on attend beaucoup de moi et c’est normal. Là, j’arrive dans une situation où je n’ai pas fait grand-chose. Donc peut-être que c’est plus facile, d’une certaine manière.

Quelle différence y a-t-il sur le plan émotionnel entre ce titre mondial et celui de 2019, dans le combiné d’Are (Suède) ?

Rien que cette médaille va mettre les médailles des autres Championnats du monde complètement en arrière-plan. Si on parle de victoire, d’une seule épreuve, on peut dire que c’est la plus belle de ma carrière. Elle est pleine d’histoires : je gagne en France, et encore plus, dans ma station, donc ça ajoute un supplément d’âme.

Comment avez-vous réussi à rebondir après vos mauvaises saisons ?

Je pense que j’ai vraiment à cœur de profiter de cette quinzaine devant ce public, dans ma station, devant ma famille et mes amis. C’était le plus important : pouvoir profiter de cette atmosphère, de cette chance. Je sais qu’un championnat du monde dans mon village, je n’en vivrai qu’un. C’est une chance qui n’est pas donnée à beaucoup d’athlètes, mais elle m’est donnée, donc j’ai voulu surfer là-dessus.

Pensez-vous pouvoir servir de tremplin pour l’équipe de France ?

C’est un bon début. Je sais ce que c’est d’arriver en deuxième semaine alors qu’il n’y a pas de médailles. Automatiquement, il y a un peu plus de pression, une forme d’anxiété, que ce soit chez les entraîneurs, chez les médias, chez les athlètes, on commence à le percevoir. Ça peut faire du bien à tout le monde.