RC Lens : Avec le départ de Ghisolfi à Nice, les Sang et Or perdent l’architecte de leur renouveau

FOOTBALL L’ancien footballeur Florent Ghisolfi, devenu coordinateur sportif des Sang et Or en 20198, fut l’un des grands artisans du renouveau lensois. Son départ surprise est un coup (très) dur pour les dirigeants du RCL

20 Minutes avec AFP
— 
Florent Ghisolfi, du temps où il jouait encore à Reims (ici au duel avec le plus beau joueur de foot que la terre ait jamais porté).
Florent Ghisolfi, du temps où il jouait encore à Reims (ici au duel avec le plus beau joueur de foot que la terre ait jamais porté). — THOMAS SAMSON

C’est un départ aussi surprenant que douloureux pour le RC Lens. Homme de l’ombre pour les profanes mais artisan principal de retour des Sang et Or au premier plan, Florent Ghisolfi quitte le club artésien pour rejoindre l’OGC Nice d’Ineos. « C’est une fin qui est un peu soudaine et subie par le club… Ma première réaction a été de comprendre, d’essayer d’infléchir Florent », a expliqué le directeur général lensois Arnaud Pouille lors d’une conférence de presse organisée mardi et durant laquelle le nom du club azuréen n’a jamais été prononcé.

« Je ne m’étalerai pas sur les raisons. Les raisons d’un choix sont toujours personnelles et elles m’appartiennent. Pour ce qui est du timing, ça peut être surprenant puisqu’on est en cours de saison. Mais je ne suis pas entraîneur, je ne suis pas joueur, et dans notre métier, le moins pire timing pour quitter un club et rejoindre un autre, c’est septembre », a pour sa part commenté Florent Ghisolfi.

« J’ai présenté à Arnaud, il y a trois ans et demi, un projet, un cycle de trois ans. Sur ce cycle-là, toutes les cases ont été cochées, peut-être même plus qu’on l’attendait. Je pars avec le sentiment du devoir accompli, totalement, a-t-il poursuivi. Pour l’anecdote, j’avais dit autour d’un apéro, quand on était encore en Ligue 2, que le jour où on finirait devant le Losc je pourrais partir tranquille. J’aurais dû me fixer un objectif plus élevé ! (rires) ».



Ghisolfi, architecte du renouveau lensois

L’ancien joueur de Bastia et Reims, âgé de 37 ans, avait été nommé en mai 2019, quand le RCL était encore en Ligue 2. En trois saisons, il a connu de très grandes réussites avec la remontée en Ligue 1 obtenue au printemps 2020, puis deux belles septièmes places en championnat. Il est aussi, avec le responsable de la cellule de recrutement et ancien footballeur valenciennois, Grégory Thil (qui va le suivre dans le sud de la France), à l’origine de l’intelligente politique de recrutement menée par les Sang et Or ces dernières années.

Cette annonce, qui a logiquement créé l’incompréhension et la colère parmi les supporteurs lensois, à un moment où le club semblait en parfaite osmose, intervient quelques jours seulement avant le très attendu derby du Nord, dimanche (20h45) sur la pelouse de Lille, le grand rival. « Ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est un coup dur dans la vie de notre projet (…) mais le RC Lens ne va pas s’effondrer demain ! Tout le travail qu’on a fait va rester », a tenu à souligner Pouille.

Avant cette conférence de presse, près de 4.000 supporters lensois avaient assisté à un entraînement ouvert au public au stade Bollaert-Delelis et lancé les hostilités en vue du match de dimanche avec une banderole indiquant « Pour faire 4 sur 4, cassez-leur les pattes », en référence aux trois derbies remportés par le RCL face au Losc la saison dernière.