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Toulouse FC – PSG : Pourquoi la défense parisienne (et Donnarumma) posent encore question
FOOTBALL•Si le PSG a gagné logiquement et sans prendre de but, mercredi soir à Toulouse (0-3), sa défense ne donne pas toutes les garanties de solidité à l’approche de la Ligue des championsNicolas Stival
L'essentiel
- Après Clermont en ouverture (0-5), le PSG a signé un deuxième match sans prendre de but en cinq journées de Ligue 1, ce mercredi à Toulouse (0-3). On peut ajouter le Trophée des champions contre Nantes (4-0).
- Pourtant, le TFC a eu de nombreuses occasions de marquer, en raison des espaces dans le dispositif parisien, qui pourraient devenir de vrais problèmes en Ligue des champions.
- S'il a signé plusieurs arrêts, Gianluigi Donnarumma ne rassure pas toujours.
Au Stadium de Toulouse,
Ce mercredi soir, alors que le coup de sifflet final de ce TFC – PSG (0-3) venait tout juste de retentir, un gamin de six ou sept ans a jailli sur la pelouse du Stadium. Après une longue course, le Pitchoun a été sévèrement plaqué par un membre du personnel de sécurité, ce qui a provoqué les sifflets du public et peut-être donné des idées aux recruteurs du Stade Toulousain, dont l’équipe était présente au grand complet dans le virage Brice-Taton pour ce match de gala.
Après s’être frotté les côtes, ce petit culotté pourra quand même se la raconter ce jeudi devant ses copains pour la rentrée, d’autant qu’il est reparti avec les gants de Gianluigi Donnarumma. Un équipement beaucoup plus précieux que les crampons du gardien italien du PSG, tant celui-ci fait passer des frissons dans le dos de ses supporteurs dès qu’il tente quelque chose avec ses pieds.
Son espèce de gri-gri devant l’international marocain du TFC Zakaria Aboukhlal a ainsi ravivé chez les fans parisiens le douloureux et pas si lointain souvenir de la boulette de l'Italien devant Karim Benzema et le Real, en 8es de finale de Ligue des champions. Sauf qu’il n’y a pas eu but cette fois.
« Nous avons une très grande confiance en "Gigio" qui fait une "clean sheet" aujourd’hui, a assuré en zone mixte Nordi Mukiele, piston droit pour sa première titularisation en L1 avec le PSG. C’est important pour la confiance. » On imaginait difficilement l’ancien de Leipzig, de retour dans son club (pré)formateur dire autre chose.
Deuxième défense de Ligue 1
Son pendant à gauche Juan Bernat, entré en cours de jeu à la place de Nuno Mendes pour planter le dernier but parisien (90e), en a remis une couche : « On a une équipe solide, ce n’est pas facile de nous marquer des buts. » Paris en a encaissé quatre en cinq journées de L1, comme Lyon en quatre matchs. Seul l’OM fait mieux (trois).
Mais mardi prochain face à la Juventus, pour son entrée en Ligue des champions, il y a des chances qu’un Vlahovic soit plus adroit qu’Aboukhlal ou Dallinga. Pas très inspirés face à Donnarumma, les attaquants Violets n’ont pas su profiter des trous dans l’arrière-garde du leader du championnat, surtout en début de rencontre. « On a eu une entame un peu difficile face à une belle équipe de Toulouse, a reconnu sans peine Christophe Galtier. On décide de jouer haut et ça offre, parfois, certaines failles à nos adversaires. On travaille dessus pour corriger ça. »
« Il y a beaucoup d’espaces, a rebondi Mukiele. Dans ce système, ce n’est pas si facile que ça. On va le travailler à la vidéo à l’entraînement. C’est mieux que ça arrive maintenant. Nous avons des joueurs très intelligents, on va corriger ça. »
Dans ce système à trois centraux, Galtier était privé mercredi de Kimpembe, blessé, et remplacé avec sérieux par Danilo Pereira au côté de Marquinhos, décidément pas dans la forme de sa vie, et du vétéran Ramos, correct. L'ancien technicien lillois et niçois a encore répété qu’il espérait un nouveau défenseur axial (le Slovaque de l’Inter Milan Skriniar semble toujours la priorité parisienne).
Navas hors course, mais toujours présent
Côté droit, où les Toulousains ont longtemps insisté, Mukiele n’a pas fait oublier Achraf Hakimi, laissé sur le banc dans cette semaine à trois matchs, au côté de Keylor Navas, toujours pas parti. L’ancien numéro 1 bis a clairement rétrogradé cet été dans la hiérarchie sans donner l’impression d’être foncièrement inférieur à son concurrent italien.
S’il a assuré sur sa ligne ce mercredi, sans avoir d’arrêt impossible à réaliser contrairement à son collègue toulousain Maxime Dupé, le champion d'Europe en titre avec la Squadra Azzurra ne dégage pas toujours l’assurance qui devrait aller avec son statut. L’ancien du Milan AC prend aussi parfois des décisions qui échappent au commun des mortels, comme lors de son étrange sortie devant Ben Yedder dimanche au Parc des Princes (1-1), dont le Monégasque n’avait pas réussi à profiter.
Une question d’équilibre
Ceci dit, il semble s’être régalé au Stadium, si l’on en croit ses déclarations sur Canal+ : « C’était une belle soirée et un super match de foot. Que demander de plus ? »
Un peu plus de rigueur défensive peut-être, tout en ne brimant pas les génies offensifs de l’équipe (Messi, Neymar, Mbappé) et en ne surchargeant pas de boulot les déjà très actifs Verratti et Vitinha. L’équilibre est forcément difficile à trouver. Mais c’est à ce prix que le PSG pourra enfin espérer toucher son Graal européen.



















