Roland-Garros 2022 : « J’étais en mode survie »… Rafael Nadal reconnaît avoir bien galéré contre Alexander Zverev

TENNIS L’Espagnol s’est qualifié pour sa 14e finale à Roland-Garros après l’abandon d’Alexander Zverev juste avant le tie-break du deuxième simple. Jusque-là, rien n’était simple pour Nadal

François Launay
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Rafael Nadal en demi-finale de Roland-Garros
Rafael Nadal en demi-finale de Roland-Garros — Ella Ling//SIPA
  • Rafael Nadal a profité de l’abandon d’Alexander Zverev pour se qualifier ce vendredi pour sa 14e demi-finale de Roland-Garros.
  • Mais l’Espagnol a eu beaucoup de mal dans cette rencontre avant l’abandon de son adversaire.
  • Pour expliquer son match bizarre, Rafa s’est appuyé sur les conditions de jeu particulières de cette demi jouée dans des conditions indoor.

A Roland-Garros,

On ne saura jamais ce qui se serait passé si la cheville d’Alexander Zverev ne s’était pas retournée sur la terre battue du court central. Une chose est sûre, avant l’abandon de son adversaire sur blessure, Rafael Nadal n’était clairement pas dans un grand jour. S’il a réussi à remporter la première manche au tie-break après 1h31 de jeu, « c’est un miracle » comme l’a reconnu l’homme aux 13 victoires à Roland-Garros.

Touché au pied depuis des semaines, l’Espagnol n’a pourtant pas invoqué sa condition physique pour expliquer son match bizarre où l’on a senti sans jus, hormis sur quelques coups mémorables. « Physiquement, je vais bien, mais les conditions de jeu étaient particulièrement difficiles aujourd’hui », a expliqué Nadal.

« Les conditions de jeu sont les plus lentes que j’ai vues depuis très longtemps »

En raison des orages qui se sont abattus ce vendredi après-midi sur Paris, le toit du court Philippe-Chatrier a été fermé. Du coup, la rencontre s’est jouée dans des conditions indoor qui n’avantagent clairement pas le Majorquin.

« Les conditions de jeu sont les plus lentes que j’ai vues depuis très longtemps à Roland-Garros. Il y avait beaucoup d’humidité cet après-midi. Les balles étaient très lourdes. C’était très difficile de mettre de l’effet, de lifter. Les conditions n’étaient pas idéales pour moi par rapport à d’habitude. C’est pour ça que je n’ai pas réussi à créer le jeu que je voulais pour le dominer. Sascha (Zverev) jouait très bien, mais avec ces conditions, c’était encore plus dur pour moi de le repousser. Il frappait à chaque fois des balles bien propres. J’étais surtout en mode survie », a confié l’Espagnol.

Déjà en galère en huitième de finale avec… le toit ouvert

Bon, on n’est pas obligé de le croire sur parole car, quand Nadal a galéré en 5 sets dimanche dernier contre Auger-Aliassime, le toit était ouvert et, même s’il faisait froid, les conditions étaient assez bonnes. Mais bon, l’intox ne mange pas de pain avant une finale. Ce qui est sûr par contre, c’est que l’Espagnol est en mode survie dans cette édition 2022 qui est sans doute la plus compliquée pour lui à Paris depuis un bail.

Mais Rafa est (encore) en finale et franchement, ce n’était pas gagné pour un mec qui arrivait à peiner à marcher il y a seulement un mois à Rome. « Je n’étais pas très positif concernant mon pied, mais je savais que je pourrais jouer ici. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour m’offrir cette occasion d’être là où je suis. Je suis content d’être en forme, de pouvoir me donner l’occasion de jouer la finale. Cela signifie énormément pour moi. Même s’il y a eu beaucoup de sacrifices pour continuer à jouer. Tout ceci a du sens quand j’en profite pleinement », conclut Nadal.

Même sur un pied, même malmené, même moins impressionnant (sauf contre Djokovic), l’Espagnol sera en finale dimanche à Paris pour la 14e fois de sa carrière. Pour l’instant, il n’en a jamais perdu une seule. Avec ou sans bonnes conditions de jeu.