Ligue 2 : Patrick Partouche ne rachètera pas le VAFC mais est prêt à accompagner un futur repreneur

FOOTBALL Patrick Partouche, PDG du groupe de casinos éponyme, est actionnaire minoritaire du club de Valenciennes qui vient d’être mis en vente

François Launay
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Patrick Partouche, actionnaire minoritaire du VAFC
Patrick Partouche, actionnaire minoritaire du VAFC — Michel Spingler/AP/SIPA
  • Actionnaire minoritaire du VAFC depuis 2017, Patrick Partouche ne souhaite pas racheter le club du Hainaut, tout juste maintenu en Ligue 2, qui vient d’être mis en vente.
  • Mais l’homme d’affaires ne s’interdit pas d’aider les éventuels repreneurs du club si la revente est effective dans les prochains mois.

Propriétaire de 20 % des parts du VAFC, Patrick Partouche, PDG du groupe de casino éponyme, n’a jamais caché son intérêt pour le club du Hainaut. Tout juste maintenu en Ligue 2 à une journée de la fin, Valenciennes, en difficulté économique, pourrait bien changer de mains prochainement. Président du club depuis huit ans et actionnaire majoritaire, Eddy Zdziech a mandaté il y a quelques semaines la banque KPMG pour trouver un repreneur.

Homme de la région, casinotier réputé, ex-actionnaire minoritaire du Losc et actionnaire minoritaire de VA depuis 2017, Patrick Partouche a, sur le papier, le profil pour reprendre le club. Sauf que l’homme d’affaires se méfie d’une vente qui a déjà été annoncée plusieurs fois par le passé sans effet. « Je n’ai pas aimé le film la première ni la deuxième fois. Et je retourne rarement voir un film que je n’ai pas aimé », explique à 20 Minutes Patrick Partouche qui ne parle plus à Eddy Zdziech depuis plusieurs années  en raison d'un pacte d'actionnaires conflictuel.

« J’écouterai ce que les repreneurs ont envie de faire pour VA »

Dans ces conditions, le casinotier n’a pas prévu de racheter les parts du président actuel pour devenir majoritaire. Par contre, il n’exclut pas de travailler et d’aider un futur repreneur. « Une fois que KPMG aura identifié des repreneurs potentiels ou existants qui se déclareraient, alors la banque fera son boulot de mise en forme et de discussion avec des associés tels que moi dans une reprise éventuelle du club », assure l’homme d’affaires qui attend de voir si les choses vont rapidement évoluer.

« Le jour où on m’enverra un courrier pour me dire qu’Eddy Zdziech a signé une promesse de vente irrévocable à une entité quelconque, il y aura forcément une discussion avec les associés. Et à ce moment-là, en fonction de qui, quoi, comment, combien et surtout pour quoi faire, j’écouterai ce que les repreneurs ont envie de faire pour VA. Tout le reste n’a pas d’importance y compris les dernières déclarations du président actuel ».

Partouche ne veut pas être président de VA

Une chose est sûre, quel que soit le cas de figure, Patrick Partouche n’envisage pas de devenir le futur président du VAFC. « Qu’un tel ou un tel soit président, peu importe. Ce n’est important que pour celui qui a envie d’être sur la photo. Car il y a plein de manières de participer à l’essor de Valenciennes. On [le groupe Partouche] peut être sponsor, on peut être partenaire, on peut aider à la fidélisation, on peut créer des stratégies marketing. On n’est pas des manchots quand même ! On a des contacts, on peut faire plein de choses », rappelle Patrick Partouche.

Il enchaîne : « Ce qui est important c’est de savoir ce que veulent faire les éventuels repreneurs avec le VAFC. Et en fonction de ce qu’ils voudront faire avec, je souscrirai ou pas à hauteur du projet. Et si ça ne m’intéresse pas, je revendrai peut-être mes parts. Mais aujourd’hui, la seule question c’est de savoir quand le club sera vendu. » Le compte à rebours a commencé même si pour le moment aucun repreneur ne s’est encore officiellement déclaré.