Stade Rennais : La France le réclame… Les Rennais doivent absolument terminer sur le podium de la Ligue 1

FOOTBALL Le Stade Rennais a explosé le FC Metz (6-1) dimanche pour s’offrir la place de meilleure attaque de Ligue 1 et mettre la pression aux candidats aux places européennes

Camille Allain
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Dimanche, le Stade Rennais a encore passé six buts au FC Metz. C'est la troisième fois de la saison qu'il le fait, ce qui lui permet de devenir la meilleure attaque de Ligue 1.
Dimanche, le Stade Rennais a encore passé six buts au FC Metz. C'est la troisième fois de la saison qu'il le fait, ce qui lui permet de devenir la meilleure attaque de Ligue 1. — Damien Meyer / AFP
  • Le Stade Rennais a étrillé le FC Metz dimanche sur le score de 6 à 1 au Roazhon Park et s’est installé sur le podium de la Ligue 1.
  • Lors de la prochaine rencontre, les joueurs de Bruno Genesio se déplaceront à Nice pour un match capital pour les places européennes. Mais aussi pour le podium.
  • Côté rennais, on refuse de s’enflammer. Mais les observateurs du foot sont nombreux à vanter les qualités collectives de l’effectif.

Ils n’ont pas semblé très affectés par leur élimination face à Leicester. Quelques minutes après le naufrage du PSG à Monaco, le Stade Rennais a rappelé à la France qui était l’équipe la plus sexy de ce championnat.  En passant six buts au FC Metz (victoire 6-1) dimanche, les joueurs de Bruno Genesio ont grappillé trois points sur le leadeur parisien. En voyant la démonstration rennaise, le PSG s’est sans doute félicité d’avoir pris de l’avance en début de saison pour ne pas être trop menacé par la première équipe à l’avoir battue cette saison.

Grâce à un début de saison canon, ce triste PSG compte toujours douze points d’avance en tête de la Ligue 1 sur l’OM, qui a repris la seconde place grâce à son succès face à Nice. A neuf journées de la fin, la lutte pour le podium s’annonce féroce. Mais on va mettre les pieds dans le plat. Cette équipe rennaise est une telle publicité pour le foot français qu’elle se doit de terminer parmi les trois premiers. La France le réclame.



Ne prenons pas les réseaux sociaux comme le reflet de ce que ce pays pense. Mais tout de même. Dimanche après-midi, Twitter, Insta et compagnie ont vu déferler une pluie de messages de supporteurs français saluant la démonstration rennaise. Ne prenons pas non plus la tribune de presse du Roazhon Park comme le reflet de ce que les médias de ce pays pensent. Mais tout de même. A la mi-temps d’une rencontre où le SRFC menait déjà 3-0, les langues des journalistes locaux s’emballaient (façon de parler hein, calmez-vous) pour ce football champagne ultra-offensif. « Ils sont à combien de points Paris ? », entendait-on dans les travées du stade. La réponse fait mal : 13. En passant six buts pour la troisième fois de la saison (cette stat !), les Bretons ont réalisé l’exploit de dépasser les Parisiens au classement de la meilleure attaque de Ligue 1 avec 63 buts inscrits en 29 matchs. Oubliez Mbappé, Neymar et Messi, faites place à Terrier, Laborde et Guirassy.



En zone mixte, les joueurs rennais n’ont pas pu échapper à la question. En s’installant sur le podium, les Rouge et Noir rêvent sans doute d’y rester. Mais ils n’osent pas en parler. « Je ne vais pas vous dire si on va finir sur le podium. C’est trop dur pour moi de vous dire ça. On ne fait pas les calculs maintenant. Notre objectif, c’est d’aller le plus loin possible mais il reste encore pas mal de matchs. Il faut qu’on se concentre sur nous », prévient Flavien Tait. Dimanche, le milieu de terrain a été énorme, après avoir été éloigné des terrains pendant deux mois et demi par une blessure à l’adducteur. Avec Lovro Majer, Benjamin Bourigeaud et Martin Terrier, il a rayonné et donné le tournis à des Messins dépassés. « On se trouve presque les yeux fermés, on doit garder cette cohésion. J’espère qu’on aura une belle fin de saison. »

« 6-1, c’est sale, ça fait mal »

Après avoir martyrisé l’OL, l’entraîneur Bruno Genesio a aussi impressionné le banc messin. « En les étudiant, j’ai trouvé une équipe complète, généreuse. Je salue le travail de Genesio. Il en a pris plein la tête quand il était à Lyon », a salué Benoît Tavenot, l’adjoint de Frédéric Antonetti. Avant de reconnaître : « 6-1, c’est sale, ça fait mal ». En conférence de presse, l’ancien entraîneur de l’OL a été interrogé sur « la route tracée » vers la deuxième place du championnat. Mais il ne s’est pas enflammé. « Une route tracée, ça n’existe pas dans le foot. Il reste neuf matchs. On aura beaucoup de confrontations avec des concurrents directs. On sait que le moindre relâchement peut coûter très cher », a prévenu Pep Genesio.

Après la trêve internationale, les Rennais se déplaceront à Nice pour affronter un concurrent direct au podium. Mais l’effectif breton martèle son discours habituel. « L’objectif du club, c’est d’être européen en fin de saison. Après, on verra », a glissé Martin Terrier, auteur d’un doublé et qui talonne Wissam Ben Yedder au classement des meilleurs buteurs. D’ici la fin de saison, les Rennais joueront Nice, Monaco, Nantes et Strasbourg avant de recevoir Marseille pour l’avant-dernière journée et d’aller à Lille pour conclure cette saison. Avantage pour les Bretons : ils n’ont plus que le championnat à jouer, contrairement à l’OM qui est toujours engagé en Ligue Europa Conférence. Et à Nice, qui prépare sa finale de Coupe de France contre Nantes.