OM – AS Monaco : Malgré la bronca du Vélodrome, les Marseillais préfèrent positiver pour ne pas sombrer

FOOTBALL L’Olympique de Marseille s’est incliné 1 but à 0 contre l’AS Monaco dimanche soir au stade Vélodrome lors de la 27e journée de Ligue 1

Adrien Max
Arek Milik et l'OM sont encore restés impuissants au stade Vélodrome face à l'AS Monaco.
Arek Milik et l'OM sont encore restés impuissants au stade Vélodrome face à l'AS Monaco. — Christophe SIMON / AFP
  • Les Marseillais ont enchaîné une nouvelle contre-performance à domicile en s’inclinant 1 but à 0 contre l’AS Monaco.
  • Les joueurs de l’OM ont quitté la pelouse sous une bronca du stade Vélodrome, comme il n’y en avait pas eu depuis longtemps.
  • Mais Jorge Sampaoli et Mattéo Guendouzi ont préféré positiver après leur large domination en première période, alors qu’ils doivent gagner pour rester sur le podium.

Au stade Vélodrome,

Une bronca, comme ça faisait longtemps qu’on n’en avait pas entendu. Les deux virages du stade Vélodrome ont laissé éclater leur colère, et leur déception, dimanche soir à l’issue de la défaite de l'Olympique de Marseille contre Monaco (1-0) en clôture de la 27e journée de Ligue 1. Des « mouille le maillot, ou casse toi », ont résonné durant les dix dernières minutes du match, avant que Dimitri Payet et ses coéquipiers viennent saluer leurs supporters sous des tonnerres de sifflet. Virage sud, comme virage nord.

Les 56.510 supporteurs présents dimanche soir avaient tout donné, en ne cessant de pousser leurs joueurs. Ils avaient conscience, eux, de l’importance de ce choc pour la course à la ligue des Champions. Mais comme trop souvent cette saison, ils ont encore assisté à une contre-performance de leur équipe à domicile. « Les sifflets, c’est normal, les gens veulent gagner. L’équipe a fait de gros efforts, ça n’est pas un problème de volonté mais de précision. Mais les supporteurs ont le droit de vouloir voir leur équipe gagner. On a essayé de tous les côtés mais il nous a manqué cette précision, un peu de chance aussi. En ce moment, c’est très difficile de gagner ici », a reconnu Jorge Sampaoli à l’issue du match.

« La domination était totale »

Les Marseillais ont effectivement montré un tout autre visage que contre Clermont (défaite 2-0), il y a deux semaines, en dominant assez clairement des Monégasques inoffensifs. Mais les joueurs de l’OM ne l’ont pas été beaucoup plus, avec seulement une belle frappe de Rongier, détournée (22e). « Je crois que lors de la première mi-temps nous avons été meilleurs. Il nous a manqué du tranchant, mais la domination était totale », s’est encore un peu voilé la face Sampaoli. Parce que cette domination est, comme trop souvent, restée stérile.

Et ce sont les joueurs de Philippe Clément qui ont finalement surpris les Marseillais, avec un but de Gelson Martins accordé après consultation de la VAR (59e), pour un possible hors-jeu. Les hommes de Jorge Sampaoli auraient déjà pu être punis dès la fin de la première période, mais Jean Lucas était finalement signalé hors-jeu (42e). Et là aussi comme trop souvent, les Marseillais n’ont jamais su revenir.

« On change souvent de système »

La faute peut être à un entraîneur dont les choix interrogent de plus en plus à Marseille. Après un 4-3-3 contre Clermont, El Pelado avait choisi contre Monaco un système semblable à celui qui avait vu ses joueurs triompher, non sans mal, d’Angers (5-2), leur dernière victoire à domicile. Tiens, tiens. Mais pas facile pour les joueurs de trouver leurs repères. « On n’était pas dans la meilleure forme aujourd’hui. Bien sur ce n’est pas toujours facile, même pour moi, on change souvent de système », a regretté Milik au micro de Prime Video, en plus de ne pas être assez en rythme, faute de trop jouer par intermittence.

Pas facile, non plus, d’apporter le danger avec des latéraux aussi faibles. Luan Peres et Valentin Rongier ont enchaîné les mauvais centres, sans jamais réussir à trouver Bakambu, et encore moins Milik. Mais ni l’un, ni l’autre, ne sont des joueurs de couloirs, à leur décharge.

« On a notre destin entre les mains »

Beaucoup d’interrogations, donc, mais à l’heure du dernier sprint de fin de saison, la positive attitude était de mise. « On a enchaîné quelques mauvais résultats, mais il ne faut pas oublier qu’on est encore en Europa Conférence, qu’on est 3e de Ligue 1. On a encore notre destin entre les mains, il va y avoir une fin de saison intéressante. Il faut garder la tête froide, et je suis sûr qu’on va avoir de bons résultats par la suite », s’est voulu rassurant Mattéo Guendouzi, en s’appuyant sur leur bonne première mi-temps, contrairement au match contre Clermont.

Parce que l’OM n’a plus trop le droit à l’erreur, après cette nouvelle défaite à domicile. Les Niçois sont repassés deuxième avec leur victoire contre le PSG (1-0), alors qu’ils viendront jouer au Vélodrome dans deux semaines. Et les autres poursuivants, Rennes, Strasbourg et même Nantes se rapprochent dangereusement. Lyon, 9e, n’est plus qu’à six points. « On doit recommencer à gagner sinon il y a des équipes fortes qui vont nous compliquer les choses pour atteindre nos objectifs. On doit jouer comme en première période, être plus efficace quand on domine autant et jouer chaque match comme une finale », a prévenu Jorge Sampaoli, au moins réaliste sur ce point. Même si le président Pablo Longoria lui a reconduit sa pleine confiance cette semaine, dans la presse, Jorge Sampaoli pourrait vite sentir une tout autre pression sur ses épaules à force de contre-performance.