RC Lens-PSG : Le PSG fait-il exprès de se moquer du monde ?

FOOTBALL Paris a décroché un nul miraculeux (1-1) samedi soir à Lens sans avoir une nouvelle fois montré grand-chose dans le jeu

Francois Launay
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Ligue 1 : Le débrief express de Lens-PSG (1-1) — 20 Minutes
  • Le PSG s’en est bien sorti samedi soir à Lens en évitant la défaite à la dernière seconde.
  • Mais depuis le début de saison, les prestations des Parisiens sont loin d’être rassurantes même si les résultats sont au rendez-vous

Si le PSG était un lycéen, il gagnerait sans problème le trophée de l’escroc magnifique. Vous savez, celui qui sans foutre grand-chose en classe finit toujours par s’en sortir sur sa classe naturelle. Cette saison, le club de la capitale est passé maître dans l’art du je-m’en-foutisme. Aucun fond de jeu ou presque malgré une constellation de stars mais à chaque fois la capacité de s’en sortir grâce à sa classe naturelle.

Exemple samedi soir à Lens. Dominé comme rarement cette saison en Ligue 1, le PSG a réussi contre l’évidence à ramener un nul miraculeux (1-1) en égalisant dans le temps additionnel. Un caviar de Mbappé déposé sur la tête de Winaldjum a suffi aux Parisiens pour éviter leur deuxième défaite de la saison en championnat. Un miracle, un de plus dans une saison où le PSG écrase rarement son adversaire mais finit toujours par s’en sortir. Au point d’en perdre sa lucidité à l’image de Mauricio Pocchetino.

« Je pense que le résultat est juste »

« L’équipe s’est battue, elle a souffert mais elle a su revenir au score. Mais, au final, je pense que le résultat est juste », a osé le coach d’un PSG qui a seulement pu rester en vie jusqu’au bout grâce à la maladresse des attaquants lensois pour faire le break.

Avec Danilo en déambulateur, Bernat en chaise roulante, Icardi en instance de divorce avec le foot ou encore Navas reconverti l’espace d’un match en Claude Barrabé, c’est vrai que le PSG n’a pas été aidé par ses joueurs samedi soir dans le Nord. Ajoutez à ça un Messi (1 but) qui a marqué moins de buts cette saison en Ligue 1 que Jason Denayer (2 buts) et vous comprendrez pourquoi Paris a l’air si poussif. Surtout un soir où Mbappé a débuté sur le banc avant de rentrer et d’être encore une fois décisif.

Le match de Lens n’est pas un accident

La star parisienne est d’ailleurs la seule qui permet à chaque fois, par ses buts ou ses passes dé, de repousser l’introspection, d’une équipe qui joue à l’envers sans oser se l’avouer. « On aime contrôler le jeu mais ce soir, c’était difficile contre Lens », a essayé de justifier Marco Verratti à l’issue de la rencontre au micro de Canal+ décalé. Comme si le match de Lens n’était qu’un accident. Mais à Manchester City, à Leipzig et même à Bruges, Paris a eu du mal cette saison en Ligue des champions. Et le match mal maîtrisé de Lens peut aussi rejoindre ceux joués à Rennes, Saint-Etienne, contre Nice voire même Lille dans la liste.

Déjà champion d’automne sans avoir montré grand-chose

Pourtant, les chiffres n’ont rien d’inquiétant. Leader de Ligue 1 avec 13 points d’avance sur son dauphin marseillais, Paris est déjà champion d’automne à deux journées de la fin des matchs aller. Le suspense pour le titre est donc aussi insoutenable qu’une énigme dans un épisode de Columbo. Reste la Ligue des champions, le Graal absolu sur lequel ce Paris Globe Trotters a été monté.

Au vu du début de saison, n’importe qui flipperait pour la suite des événements. Pas à Paris où on promet tranquillement qu’on sera là au printemps quand les matchs à élimination directe débuteront. Toujours ce syndrome du lycéen qui a fait le minimum toute l’année pour finir par décrocher le bac. Sauf qu’en C1, il n’y a pas de session de rattrapage. Il est donc temps de se mettre à bosser.