OM – ESTAC : « Je fais fermer des bouches »... Adil Rami régale en zone mixte pour son retour à Marseille

FOOTBALL Adil Rami a été très bon client en zone mixte pour son retour à Marseille malgré la défaite (1-0) de son équipe

Adrien Max
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Adil Rami avec son copain Dimitri Payet.
Adil Rami avec son copain Dimitri Payet. — Nicolas TUCAT / AFP
  • L’Olympique de Marseille a battu l’Estac sur le score minimum dimanche soir au stade Vélodrome.
  • A l’issue du match, Adil Rami est venu régaler en zone mixte.
  • De Payet à son retour en Ligue 1, l'ancien joueur de l’OM qui évolue désormais à l’Estac a distribué quelques punchlines bien senties

Au stade Vélodrome,

Plaisir d’offrir. On n’a pas résisté à l’envie de vous conter le passage d'Adil Rami en zone mixte après la défaite de son équipe, Troyes, contre l'OM (1-0), dimanche soir au stade Vélodrome. Pour son retour à Marseille contre son ancien club, Rami a fait le taf sur le terrain, en muselant Payet en première mi-temps. Avant de sortir blessé. Ce qui ne l’a pas empêché de distribuer quelques punchlines bien senties en zone mixte.

Son retour au Vélodrome, à huis clos

« Franchement, ça m’a fait grave plaisir de revenir. Ça m’a touché parce que j’ai eu beaucoup de beaux messages et j’ai encore quelques amis ici. C’est dommage de jouer dans un stade vide, dans les vestiaires on en a parlé, les mecs étaient super déçus. Après si c’est bon ou pas bon ? On est dans une mauvaise période, mais Marseille aussi. Et tenir le 0-0 aussi longtemps, le stade aurait pu se retourner contre eux ou les joueurs auraient pu avoir plus de pression. Mais on s’est adaptés à ne pas avoir de public. »

La défaite

« C’est comme ça, c’est le foot, on va essayer de penser qu’au positif. On a fait bonne figure, on est venu conquérants, combatifs, avec beaucoup de caractère. Il nous a manqué un peu, dans les 30 derniers mètres, surtout de lucidité. Mais on a montré une bonne image de Troyes. »

Son retour en Ligue 1

« Ça me fait plaisir, ça confirme mon caractère et mon comportement. Dans un mois, j’ai 36 ans, c’est une longévité importante dans le monde du foot. La saison n’est pas finie, mais je ferme quelques bouches. Il y en a qui aiment bien les gossips dans les toilettes et il y a la réalité. Et la réalité, c’est que je suis un bosseur, avec mon sourire. »

L’OM de Sampaoli

« On était bien en place, c’est vrai que Payet, c’est Payet. Quand t’arrives à être proche de lui et agressif, ce n’est pas la même équipe. Il y a beaucoup de bons joueurs autour de lui, ça reste une belle équipe. Mais en tout cas j’étais attentif et dès que je pouvais être proche de lui et lui mettre la pression. On sait qu’il est important. Quand tu compares, tu te dis un Troyes sans Rami et un OM sans Payet, je pense qu’on est gagnant… C’est pour ça que je me suis sacrifié. »

Son passage à l’OM

« Oui je retiens les bons moments, j’ai été très heureux ici. Il y a eu une très bonne saison, une deuxième saison moins bonne, de ma part bien évidemment. Connaissant mon caractère, j’étais parti en présaison avec l’ambition de tout déchirer la troisième année, parce que je suis comme ça. J’aime le challenge, on ne peut pas me changer. Et puis, on m’a coupé l’herbe sous les pieds. Ça m’a fait mal. Derrière ce qui m’a fait encore plus mal, c’est qu’on a mis du temps à comprendre ou était le problème. On a essayé d’influencer la ville de Marseille et ses supporteurs contre moi. Donc c’est vrai, à un moment donné, je me suis senti seul. Mais derrière le temps et le karma ont fait les choses. »

Sa sortie sur blessure

« Ah oui, je me suis blessé. Quand je sors, c’est qu’il y a un truc. Je ne suis pas un fayot, hein. Sérieusement, ce n’est pas un caca dans la culotte. J’ai senti un petit truc, ouais j’ai un petit truc, je vais avoir un truc c’est sûr. Et ouais, la viande elle est un peu… C’est l’ischio. J’étais bien en plus. »

Le rôle de Dimitri Payet

« Cette année, je le vois il est très bien, c’est le moteur de cette équipe. Je le savais, je le connais Dim… Je savais qu’il fallait que je sois proche de lui et très agressif. En deuxième il a changé de côté, ça nous a mis en difficulté. C’est là où il trouve deux trois très bonnes passes et ça nous a fait mal. »

Et Jorge Sampaoli ?

« Ça m’a fait plaisir de voir des coéquipiers, mais Sampaoli [son entraîneur à Séville] je ne l’ai pas vu, sinon je l’aurais branché tranquille dans un coin. Un petit coup de pression, mais je ne l’ai pas vu. En tout cas je lui passe le bonjour. »