Equipe de France : Retraite internationale, Benzema, Mbappé… Giroud se livre dans « The Guardian »

FOOTBALL Le deuxième meilleur buteur de l'histoire des Bleus, non convoqué depuis l'Euro, assure qu'il n'en veut à personne et reste disponible en cas de besoin 

N.C.
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Olivier Giroud avec le Milan AC, le 28 septembre 2021.
Olivier Giroud avec le Milan AC, le 28 septembre 2021. — Insidefoto/Sipa USA/SIPA

Non convoqué par Didier Deschamps depuis la rentrée de septembre, Olivier Giroud a vu de loin l’équipe de France remporter la Ligue des nations. Il n’a toutefois pas abandonné l’idée de récupérer une médaille. « Apparemment, N’Golo Kanté et moi pouvons en avoir une parce qu’on a été fortement impliqués dans les qualifications », fait-il remarquer dans un long papier qui lui est consacré dans le Guardian.

« Si le coach a besoin de moi, j’irai »

La suite, en revanche, risque fort de continuer à s’écrire sans lui. On peut se tromper, mais on ne voit pas Deschamps rappeler le Milanais dans l’immédiat alors qu’il a enfin réussi à trouver un système pour faire jouer ensemble Griezmann, Benzema et Mbappé. Fidèle à lui-même, l’intéressé y croit toujours. Ou tout du moins, ne dira jamais qu’il est plus disponible.

« Je ne pense pas qu’un jour j’annonce ma retraite internationale, dit-il. Si le coach a besoin de moi, j’irai. Je n’ai jamais réclamé de temps de jeu à Frank Lampard [à Chelsea], par exemple (…). C’est pareil avec l’équipe nationale. C’est simple, si le coach a besoin de moi, il m’appellera, si ce n’est pas le cas, il ne m’appellera pas. Je suis concentré à 100 % sur Milan. »

Mbappé ? « C’était une si petite chose… »

Dans cet article, Olivier Giroud revient également sur le fait qu’on l’ait toujours opposé à Karim Benzema. Injustifié, selon lui. « On nous a mis l’un contre l’autre. Vous avez les pro-Benzema et les pro-Giroud. J’ai toujours dit que je n’avais aucun problème avec lui, que j’aimais jouer avec lui, mais c’est un truc de médias de faire croire qu’on se disputait sans cesse, estime l’attaquant. Cela n’a jamais été vrai. »

Le deuxième meilleur buteur de l’histoire des Bleus avoue même que l'histoire de la F1 et du karting l’a fait marrer. « Il parlait à ses fans, c’est normal. Je n’ai jamais rien dit là-dessus, je l’ai pris avec le sourire », assure-t-il. En revanche, la brouille avec Mbappé avant l’Euro, encore relevée par Deschamps au moment d’expliquer son absence à la rentrée, beaucoup moins. « C’était une si petite chose, se désespère-t-il. Il était un peu contrarié pendant quelques jours, même si je lui ai expliqué que je ne le pointais pas du doigt. Je n’avais pas l’intention d’être dur avec qui que ce soit. »

Fallait pas nous laisser Paint.
Fallait pas nous laisser Paint. - 20 Minutes Productions

Là encore, il estime que les médias ont leur part de responsabilité. « Je venais de répondre à une question où un journaliste me disait après le match : "Oh, tu as été très discret mais tu as marqué deux buts." C’est toujours comme s’ils [les journalistes] essayaient de me faire chier. J’ai juste répondu : "Ouais, peut-être qu’on aurait pu se trouver d’une manière différente." C’est tout. Les médias ont essayé de gonfler la chose et de dire que cela a ruiné l’atmosphère au sein de l’équipe. Mais allez ! Nous avons eu une conversation entre adultes et ce n’était pas un problème. »