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Sonny Colbrelli sacré champion d'Europe, Benoît Cosnefroy en bronze

Championnat d’Europe : Sonny Colbrelli perpétue la tradition italienne, Benoît Cosnefroy en bronze

CYCLISMEL'Italien est le seul à avoir pu suivre le favori Remco Evenepoel sur la fin, avant de le battre au sprint
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Et de quatre à la suite ! Sonny Colbrelli a prolongé l’hégémonie italienne sur le Championnat d’Europe de cyclisme sur route en soufflant au sprint le maillot étoilé au grand espoir belge Remco Evenepoel, dimanche à Trente (Italie). Colbrelli est le seul à avoir réussi à rester dans la roue du Belge pour le dominer en puissance dans le final et offrir à l’Italie son quatrième titre continental, avec quatre coureurs différents, après les sacres de Matteo Trentin (2018), Elia Viviani (2019) et Giacomo Nizzolo (2020).

Le Français Benoît Cosnefroy, qui a longtemps suivi les deux premiers, a lâché prise dans l’ultime des huit ascensions de la côte de Povo (3,6 km à 4,7 %), à une dizaine de kilomètres de l’arrivée. Il se console avec la troisième place. « Je ne suis pas parti avec de très grandes sensations, je ressentais un peu de pression d’être à domicile, parmi les favoris. Mais j’ai bénéficié d’une grande équipe. Gagner cette épreuve est vraiment une chose incroyable », a savouré le vainqueur, qui perpétue ainsi la tradition italienne.

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Il fallait pourtant être fort pour résister à Evenepoel, bel et bien revenu à son meilleur niveau un an après sa grave chute lors du Tour de Lombardie (fracture du bassin). A Trente, il décroche son deuxième podium lors de ces Championnats d’Europe, après la troisième place sur le contre-la-montre jeudi.

Le « sparadrap » Colbrelli

Dans une course assez courte (179 km) mais intense dès l’entame, rythmée notamment par plusieurs tentatives françaises – Romain Bardet notamment –, le jeune Belge a dynamité le groupe de tête d’une dizaine de coureurs à 22 kilomètres de la ligne, lors de l’avant-dernière ascension du Povo, seule difficulté du circuit final de 13 km que les coureurs ont parcouru huit fois.

Seuls Colbrelli et Cosnefroy ont alors réussi à suivre Evenepoel, alors que d’autres favoris du jour, comme le double vainqueur du Tour de France Tadej Pogacar (finalement 5e), ont baissé pavillon. Mais le Belge n’est jamais parvenu à décrocher le « sparadrap » Colbrelli, apparu parfois à la limite dans l’ultime ascension mais clairement plus puissant dans le sprint à deux devant le célèbre Duomo, qui a hébergé au XVIe siècle le Concile de Trente.