Roland-Garros: Van Assche s'impose chez les juniors dans une finale 100% française, maintenant le plus dur commence

TENNIS Ce dernier carré 100% français chez les juniors est une belle bouffée d'oxygène pour le tennis français, mais ne garantit rien pour l'avenir

Nicolas Camus

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Luca van Assche a remporté Roland-Garros juniors, le 12 juin 2021.
Luca van Assche a remporté Roland-Garros juniors, le 12 juin 2021. — Christophe Ena/AP/SIPA

Et le vainqueur est… Luca van Assche. Le jeune joueur de 17 ans a remporté ce samedi le titre juniors Roland-Garros, en battant en finale Arthur Fils pour conclure un tournoi dont le dernier carré était 100% français. Plus solide, plus frais aussi, van Assche s’est imposé en deux sets (6-4, 6-2), pour succéder au palmarès à Geoffrey Blancaneaux, dernier vainqueur français dans la catégorie en 2016. « Je suis heureux, très heureux de remporter ce tournoi, ici en France, a soufflé le vainqueur après la rencontre. C’est cool ! »

Le finaliste Arthur Fils (à gauche) n'a que 16 ans.
Le finaliste Arthur Fils (à gauche) n'a que 16 ans. - Christophe Ena/AP/SIPA

Et si c’était la relève tant attendue chez les Bleus, après le bilan catastrophique de cette édition 2021 chez les grands ? La question ne manquera pas d’être posée à ces quatre-là, même s’il ne faudra pas trop les bassiner avec ça. Tout le monde sait bien la difficulté que représente le passage chez les seniors.

Un titre du Grand Chelem dans l’anti-chambre peut être prometteur - Gael Monfils, Richard Gasquet, Paul-Henri Mathieu, Fabrice Santoro, Henri Leconte sont de bons exemples –, mais ne garantit rien. « On travaille énormément pour avoir la même carrière qu'eux à l'avenir, observe Luca. On était quatre en demies, on sait qu’on est compétitifs, on veut tous gagner. On doit juste continuer, travailler d’arrache-pied. »

« Je sais que ce n’est qu’une étape »

Les quatre garçons sont passés par le Pôle France de Poitiers, spécialisé dans la formation des jeunes de 13 à 16 ans, et dont sont issus un joueur sur deux sélectionnés en équipe de France ces dix dernières années. Pour parler des quatre demi-finalistes (avec Sean Cuenin et Giovanni Mpetshi-Perricard), ils se connaissent depuis petit et s’inspirent les uns les autres. « Quand on en voit un gagner, on veut pareil », dit van Assche. Voilà les bases de ce qui pourrait ressembler à une belle génération pour le tennis français.

L’ambition est là, en tout cas. On l’avait senti en écoutant Fils et Mpetshi-Perricard, très posés en conférence de presse après leur quart de finale victorieux. Van Assche est fait du même bois. « Je suis hyper content et fier de moi, mais je sais que ce n’est qu’une étape. Ce n’est pas mon but dans ma carrière [de remporter « seulement » le tournoi juniors] », fait-il savoir. Ça, ça nous plaît.