Roland-Garros : Chez les femmes, « le classement ne veut plus rien dire » estime Sakkari

TENNIS Le dernier carré du tableau féminin est complètement improbable cette année

N.C.

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Maria Sakkari s'est qualifiée pour les demi-finales de Roland-Garros.
Maria Sakkari s'est qualifiée pour les demi-finales de Roland-Garros. — Thibault Camus/AP/SIPA

A Roland-Garros,

Chaque année, on se dit qu’on ne peut pas être plus surpris que la précédente. Et chaque année, on se trompe. A Roland plus encore qu’ailleurs, le tableau féminin est sans cesse tourneboulé. Alors qu’on voyait Iga Swiatek, la comète de l’année dernière, devenir la première joueuse depuis Justine Hénin (2005-2006-2007) à conserver son titre, la Polonaise s’est fait éjecter en deux sets par la solide Maria Sakkari en quarts de finale ce mercredi.

« C’est une très belle réussite, s’est réjouie la Grecque après la rencontre. Mais je ne veux pas trop m’emballer, puisque je rejoue dès demain [jeudi, en demi-finales]. Je profite sur le court en ce moment, je m’amuse, mon entourage me disait que ça allait venir, mais moi j’étais impatiente, je disais "ok, mais quand ?" Eh bien c’était pour cette quinzaine. »

« On peut toutes prétendre au titre »

Bizut à ce stade de la compétition, elle ne souffrira toutefois pas d’un désavantage par rapport aux trois autres joueuses. La tête de série numéro 17 sera même la mieux classée de la bande. Elle forme, avec Anastasia Pavlyuchenkova (32e mondiale), Barbora Krejcikova (33e) et Tamara Zidansek (85e) le dernier carré le plus improbable de l’histoire. Si quelqu’un avait osé parier dessus au début du tournoi, il pourrait lui aussi construire sa propre fusée pour partir dans l’espace.

« La manière dont fonctionne le classement fait qu’on ne peut pas s’y fier, nuance toutefois Sakkari. C’est vrai que c’est une surprise pour tout le monde, et cela arrive plus chez les filles que chez les garçons, mais toutes les quatre, on a très bien joué cette année. On peut toutes prétendre au titre. » Pas question pour elle de se voir en favorite, en tout cas. « Le tableau a tellement changé, peu importe qui est la mieux classée, le classement ne veut plus rien dire. » Promis, cette fois on retiendra pour l’année prochaine.