TFC-FC Nantes : « Dimanche, on va sourire tout simplement… », Blas n’imagine pas une relégation

FOOTBALL Le FC Nantes joue les barrages pour rester en Ligue 1, avec le match aller à Toulouse, jeudi à 20h45, et à la Beaujoire, dimanche à 18 heures

David Phelippeau

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Nantes' French midfielder Ludovic Blas runs with the ball during the French L1 football match between Nantes (FC Nantes) and Montpellier Herault SC at La Beaujoire Stadium in Nantes, western France on May 23, 2021. (Photo by Sebastien SALOM-GOMIS / AFP)
Nantes' French midfielder Ludovic Blas runs with the ball during the French L1 football match between Nantes (FC Nantes) and Montpellier Herault SC at La Beaujoire Stadium in Nantes, western France on May 23, 2021. (Photo by Sebastien SALOM-GOMIS / AFP) — AFP
  • Les Canaris affrontent Toulouse, jeudi, à 20h45, en barrage aller pour rester en Ligue 1. Le retour aura lieu dimanche à Nantes à 18 heures.
  • Les Nantais devront avoir digéré au mieux leur défaite (1-2) subie contre Montpellier, dimanche. Un revers qui les a envoyés directement en barrages.

De l’aveu d’Antoine Kombouaré, ses joueurs ont pris, dimanche soir, « un uppercut » avec la défaite (1-2) à Montpellier qui les a catapultés en barrages face à Toulouse (jeudi soir, match aller à 20h45, au Stadium, et match retour, à la Beaujoire, dimanche à 18 heures). « Mentalement, les joueurs sont revenus en difficultés, a confié le coach en conférence de presse, ce mercredi midi. On se voyait partir en vacances, et finalement non… Le sport nous ramène toujours à la réalité. » Ludovic Blas ne dit pas autre chose : « C’est sûr que dimanche soir, on était un peu abattus. On a pris un coup derrière la tête, on était un peu dégoûtés. »

Lundi après-midi, le groupe est allé « prendre l’air », selon Kombouaré. Une balade balisée par « beaucoup de discussions et d’échanges ». Deux joueurs étaient encore plus touchés que les autres : Alban Lafont et Randal Kolo Muani. Dans la journée de lundi, ils ont su qu’ils ne participeraient pas à l’Euro espoirs. « Alban et Randal pensaient faire les barrages et rejoindre la sélection espoirs ensuite, a précisé Kombouaré. Sylvain Ripoll, le sélectionneur, en a décidé autrement [les deux joueurs ont été remplacés]. C’est pour cela qu’ils ont été déçus… »

Nantes est « favori » et « doit assumer », selon Kombouaré

Face à Toulouse, « une équipe portée vers l’offensive », le technicien nantais estime que le FCN endosse sans aucune ambiguïté le costume de « favori ». « Il faut assumer cette responsabilité. On est la Ligue 1. […] Je n’envisage pas la défaite. Dans mon esprit ces deux matchs doivent nous permettre de nous maintenir. » A l’inverse du TFC, les Canaris ne pourront pas compter sur une union sacrée autour du club nantais et ils semblent s’être accommodés de cette absence de soutien. Kombouaré : « Depuis le début, c’est comme ça. Je sais qu’il y a une défiance de certains supporteurs envers le club, je dis bien certains… car je vis ici et j’en croise beaucoup qui sont derrière nous. » Ludovic Blas abonde dans le sens de son entraîneur : « On sait très bien que ce ne sont pas tous les supporteurs qui souhaitent notre défaite, on reçoit énormément de messages, et je suis sûr que même de gens qui sont allés aux manifestations font partie de ceux qui nous adressent ces messages de soutien. »

Le milieu de terrain nantais, qui a déjà vécu une relégation avec Guingamp en 2019, ne veut pas revivre cette avanie. « Ce club a une histoire, et notre première pensée, elle est pour le club, pour tous ceux qui y travaillent. On sait ce que ça représente pour eux, surtout moi qui l’ai déjà vécu. » Un Blas lucide sur la saison médiocre réalisée par le FCN version 2020-2021 : « Ce qui est frustrant, c’est qu’on n’est pas une équipe qui mérite de jouer les barrages sur les cinq derniers matchs, mais si on les enlève, oui, on mérite de jouer le maintien sur le reste de la saison. » Le milieu de terrain nantais, dont les dernières très bonnes prestations laissent penser qu’il peut être celui par qui le vent de la révolte nantaise peut souffler, de conclure avant de quitter la salle de conférence de presse : « Il faut se maintenir, il n’y a plus de solution. C’est un aller-retour, et puis dimanche, on va sourire, tout simplement. »