JO de Tokyo : « D’après ce que nous savons, c’est un feu vert », assure un poids lourd du CIO

JEUX OLYMPIQUES Le Canadien Richard Pound se veut rassurant sur la tenue des JO cet été, tout en rappelant que finalement, tout dépendra de la volonté du pays organisateur lui-même

N.C. avec AFP
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Le Canadien Richard Pound, membre du CIO, se veut rassurant sur la tenue des JO Tokyo en 2021.
Le Canadien Richard Pound, membre du CIO, se veut rassurant sur la tenue des JO Tokyo en 2021. — Copyright 2017 The Associated Press. All rights reserved.

Les Jeux olympiques de Tokyo s’ouvriront-ils comme prévu fin juillet ? « D’après ce que nous savons aujourd’hui, c’est un feu vert », affirme le Canadien Richard Pound, membre vétéran du Comité international olympique (CIO), interrogé par l’AFP à Ottawa. Selon lui, la seule raison qui pourrait conduire à l’annulation des Jeux serait que le Japon y renonce de lui-même.

Les Jeux olympiques de Tokyo peuvent-ils encore être annulés ?

Rien n’indique qu’il y a « un éléphant dans la pièce » que nous ignorons. Moi, j’ai mon billet. D’après ce que nous savons aujourd’hui, c’est un feu vert. Le CIO aura le mot de la fin, mais si le pays hôte ne veut pas l’accueillir, ça ne se déroulera pas… Dès le début de la discussion sur un éventuel report, il y a eu des contacts réguliers et une coopération très étroite entre les Japonais et le CIO. Ce dernier a répondu positivement à la suggestion du Japon selon laquelle les Jeux pouvaient être annulés, qu’ils ne se tiendraient pas en 2020 mais qu’ils seraient reportés d’un an.

Pour le moment, la grande question est de savoir s’il y aura des spectateurs et, si c’est le cas, quel pourcentage de lieux sera accessible. Nous avons répondu à la demande japonaise visant à ce qu’aucun spectateur étranger ne soit autorisé. Et nous avons répondu à leur préoccupation concernant le nombre d’étrangers qui entrent au Japon pour un motif lié de près ou de loin aux Jeux olympiques. Les Japonais ont réduit de 50 % le nombre de personnes étrangères pouvant rentrer sur leur territoire.

Le maintien des Jeux est désormais contesté par une majorité de Japonais, qui demandent un report ou une annulation en raison des risques sanitaires liés à la pandémie. Est-ce un sujet de préoccupation pour le CIO ?

Vous savez, dans les pays développés, il y a toujours 25 % des gens qui s’opposent à tout, tout le temps. Nous préférons de loin nous baser sur des informations scientifiques mises à jour, de l’information vérifiée à propos du virus et son traitement, ainsi que les vaccins et la prévention. Simplement pour vous donner un exemple, en 1984, il y avait beaucoup d’articles dans les médias qui s’inquiétaient sincèrement du nombre d’athlètes olympiques qui pouvaient mourir à cause du nuage de pollution lors des Jeux de Los Angeles. C’est d’une certaine façon comme Zika avant Rio (en 2016). Ce n’était ni la bonne saison ni la bonne zone géographique mais les gens étaient persuadés que le virus allait décimer les foules et les athlètes. Alors vous devez vous attendre à ce genre de choses et passer outre. Je pense que peut-être certaines prises de parole devraient essayer de rassurer le public en général.

A quoi ressembleront les JO s’ils ont lieu ? A quel point seront-ils différents des précédents ?

Ce sera certainement moins festif. Les rues ne seront pas remplies d’athlètes et de spectateurs, etc. L’excitation d’être dans une ville olympique sera plus contenue. Néanmoins, il y aura des compétitions olympiques et des athlètes de 206 pays qui devraient y participer et qui devront rentrer chez eux dès qu’ils auront fini leur compétition. Ce type d’ambiance ne sera pas au rendez-vous mais il y aura de l’excitation, celle qui accompagne la compétition, et c’est ça qui vous amène en premier lieu.