Stade Rennais-Dijon : Cinq pions, du jeu, un buteur… Le Stade Rennais de Genesio toujours dans le coup pour l’Europe

FOOTBALL Les Bretons ont battu Dijon 5-1 dimanche dans un match longtemps incertain et continuent de talonner l’OM et Lens

Camille Allain

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Camavinga, Terrier et Bourigeaud ont été très bons dimanche face à Dijon pour offrir un succès probant au Stade Rennais.
Camavinga, Terrier et Bourigeaud ont été très bons dimanche face à Dijon pour offrir un succès probant au Stade Rennais. — J. F. Monier / AFP
  • Le Stade Rennais a étrillé Dijon 5-1 et envoyé le DFCO en Ligue 2 au Roazhon Park ce dimanche, poursuivant leur rêve de qualification européenne.
  • Les joueurs de Bruno Genesio ont pu compter sur un secteur offensif très inspiré et son buteur Martin Terrier, auteur d’un doublé.
  • La lutte pour la 5e place s’annonce rude pour les Bretons, toujours derrière Lens et l’Olympique de Marseille.

Au Roazhon Park

La victoire de l’OM vendredi à Reims leur avait mis la pression. Dimanche, les joueurs du Stade Rennais ont poursuivi leur chemin de croix vers un retour espéré en Europe en étrillant Dijon 5-1, envoyant dans le même temps le DFCO en Ligue 2. Les Bretons continuent de s’accrocher à leur rêve de s’emparer de la cinquième place, mais restent à deux points de Lens, vainqueur face à Nîmes, et à un point de Marseille, qui a le calendrier le plus favorable. Le combat à distance entre les trois prétendants s’annonce féroce. Dimanche, Rennes a montré qu’il avait des arguments à faire valoir.

Il était 15 h 10 à peine. Yassine Benzia venait de célébrer son but inscrit sur penalty après une boulette d’Alfred Gomis. Sur la même action, c’est l’ensemble de la défense expérimentale rennaise qui était passée en revue et montrait ses faiblesses. Dijon était devant au score et venait doucher l’enthousiasme des Bretons. Personne à ce moment-là n’imaginait que Rennes enfilerait cinq buts à des Dijonnais dépités. Moins de deux heures plus tard, les hommes de Bruno Genesio avaient pourtant bouclé l’affaire en soignant une différence de buts, qui pourrait avoir son importance dans cette course si serrée.

Une défense très fragile, une attaque inspirée

Alignés en défense centrale en raison de la suspension de Da Silva et d’Aguerd, les jeunes Soppy et surtout Nyamsi, ont paru bien fragiles face aux quelques assauts bourguignons. Ils ont parfois cédé, mais presque jamais rompu. Invaincus depuis un déplacement à Marseille le 10 mars, les Bretons semblent afficher une confiance retrouvée depuis l’arrivée de Bruno Genesio, notamment dans un secteur offensif de plus en plus plaisant. « Quand tu enchaînes les désillusions, c’est compliqué. Aujourd’hui, on a la confiance. Dans les choix, on tente un peu plus, on se lâche un peu plus offensivement », analyse le milieu de terrain Benjamin Bourigeaud.

Très bon ce dimanche, l’ancien Lensois a délivré un amour de passe pour l’égalisation de Martin Terrier, auteur d’un doublé sur une deuxième offrande d’un Camavinga retrouvé. Hormis son secteur défensif, très fragile ce dimanche, le Stade Rennais a affiché un visage plutôt séduisant face au dernier de Ligue 1. « On a eu une entame un peu difficile et des manques de concentration. Je l’ai dit aux gars. Si on joue une équipe du Top 4, on aurait pu être sanctionné à plusieurs reprises », a résumé le coach Bruno Genesio après la rencontre.

Les Bretons ont aussi montré qu’ils pouvaient être tueurs en scellant le sort du match en quelques minutes grâce à un très bon Flavien Tait, à un revanchard Gerzinio Nyamsi et au revenant Clément Grenier. « Les joueurs entrés en cours de jeu ont été décisifs. En général, c’est un bon indicateur de l’état d’esprit du groupe », glisse Genesio, dans un sourire. Comme si le danger pouvait venir de partout.

Dimanche, les Rennais ont vu Lens gagner à dix et s’accrocher à cette cinquième place qui sera qualificative pour l’Europe. La sixième place occupée par l’OM le sera peut-être aussi. « On est trois équipes pour une place ou deux places si Monaco ou Paris gagnent la coupe de France. C’est la régularité et la constance dans le jeu qui feront la différence. Il faut qu’on se concentre sur nous. Notre objectif est de faire le mieux possible. On fera les comptes à la fin », analyse Bruno Genesio. Les Bretons guettent maintenant le faux pas de leurs concurrents. Tout en gardant l’humilité pour ne pas le commettre.