Cyclisme : Julian Alaphilippe se sent « vraiment bien » avant d'attaquer les ardennaises

CLASSIQUES Le champion du monde a fait une petite coupure après le Tour des Flandres pour se refaire une santé

N.C. avec AFP

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Julian Alaphilippe lors du Tour des Flandres, le 4 avril 2021.
Julian Alaphilippe lors du Tour des Flandres, le 4 avril 2021. — Shutterstock/SIPA

Le champion du monde Julian Alaphilippe a déclaré se sentir « vraiment bien » avant les classiques ardennaises et l’Amstel Gold Race, le premier rendez-vous prévu dimanche aux Pays-Bas. « J’ai pris une très bonne décision de bien récupérer après le Tour des Flandres plutôt que continuer à travailler dur », a estimé le Français de l’équipe Deceuninck, vendredi, lors d’un point-presse tenu par visio-conférence.

Le champion du monde n’a plus couru depuis le Tour des Flandres dans lequel il a travaillé prioritairement pour son coéquipier danois Kasper Asgreen, vainqueur le 4 avril de la grande classique belge. Alaphilippe a précisé sortir d’un stage dans le sud de l’Espagne, mais sans être allé chercher l’altitude. « J’étais dans le sud de l’Espagne pour pouvoir m’entraîner dans de bonnes conditions », a déclaré Alaphilippe qui, durant cette période, a prolongé son contrat avec Deceuninck jusqu’à fin 2024.

Liège-Bastogne-Liège lui résiste toujours

« La forme est bien, a-t-il ajouté. J’ai préféré lever le pied quelques jours, j’ai réussi à me sentir mieux. Ces derniers jours, je me sentais vraiment bien à l’entraînement, je pense que ça va aller, en tout cas j’ai fait le maximum. »

Alaphilippe (28 ans) s’est classé 4e de la dernière édition de l’Amstel Gold Race en 2019, après avoir été rattrapé in extremis en compagnie du Danois Jakob Fuglsang. Il a connu davantage de réussite dans la Flèche Wallonne (deux victoires en 2018 et 2019), qui sera courue mercredi prochain en Belgique. Mais il a échoué jusqu’à présent dans Liège-Bastogne-Liège, la « Doyenne » programmée le 25 avril, bien qu’il soit passé près du succès en 2015 (2e) et en 2020 (rétrogradation de la 2e à la 5e place après avoir levé les bras trop tôt).

S’il pense que la classique néerlandaise est des trois prochaines courses celle qui lui correspond le moins, Alaphilippe a souligné le changement introduit par la modification du parcours transformé en circuit autour de Valkenburg en raison de la pandémie.

« Ça peut ressembler à un championnat du monde »

« On a effectué la reco ce matin. A la base l’Amstel est une course assez nerveuse, avec plein d’obstacles d’aménagement routier. Là, tout au long du circuit final, ce ne sont pas les obstacles qui vont rendre la course difficile mais l’enchaînement des difficultés, avec beaucoup moins de récupération qu’en temps normal », a expliqué le Français.

« Il faudra être bien placé pour ne pas prendre les cassures après chaque virage et cela va user le peloton beaucoup plus qu’en temps normal », a ajouté Alaphilippe. « Ce sera une course difficile, comme j’aime, ça peut ressembler à un championnat du monde ». Alaph' sait toujours trouver les mots pour nous mettre l’eau à la bouche.