TFC : « Cette formule, ce n’est pas la Coupe de France », regrette Patrice Garande

FOOTBALL L’entraîneur du TFC, qui se déplacera mercredi à Bordeaux, juge que cette Coupe de France spéciale Covid défavorise le monde amateur

Nicolas Stival
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Patrice Garande, l'entraîneur du TFC, lors du match du huitième tour de Coupe de France contre Niort, le 20 janvier 2021.
Patrice Garande, l'entraîneur du TFC, lors du match du huitième tour de Coupe de France contre Niort, le 20 janvier 2021. — Frédéric Scheiber / Sipa
  • Actuel deuxième de Ligue 2, le TFC se rend mercredi chez les Girondins de Bordeaux en 32es de finale de la Coupe de France.
  • La formule adoptée pour cette édition 2020-2021 n’est pas du tout du goût de l’entraîneur toulousain Patrice Garande.

Patrice Garande adore la Coupe de France, « une compétition fantastique ». Mais l’entraîneur du TFC, actuel deuxième de Ligue 2, n’aime pas ce que l’épidémie de coronavirus, et les dirigeants du foot, ont fait de la vénérable épreuve à l’occasion de cette édition 2020-2021 : une compétition à deux voies parallèles, l'une pour les pros, l’autre pour les amateurs, avant la réunification en 16es de finale.

« La formule de cette saison, ce n’est pas la Coupe de France, déplore Garande, dont l'équipe, très remaniée, se déplacera mercredi à Bordeaux en 32es de finale. Selon moi, c’est une coupe qui est jouée par des professionnels. Or, par définition, la Coupe de France est faite pour les clubs amateurs. Elle doit leur permettre de faire un bon parcours, d’avoir le bonheur de rencontrer des équipes de Ligue 1 ou de Ligue 2. Quand ces clubs amateurs arrivent à ce stade, cela leur permet de doubler voire de tripler leur budget, dans des conditions normales. »

C’est-à-dire lorsque les spectateurs peuvent venir au stade pour y acheter leur billet, mais aussi un sandwich, deux bières et le ticket de la tombola à la mi-temps. Rien de tout cela cette année avec le huis clos généralisé. Alors oui, des instituteurs, des bouchers et autres géomètres vont tout de même rencontrer leurs « idoles » professionnelles en 16es de finale, les 7 et 8 mars, mais vu les conditions, la fameuse magie de la Coupe aura bien du mal à opérer.

Une Coupe de la Ligue ressuscitée ?

« Pour le foot amateur, c’est presque un drame, reprend Garande. Dans cette formule, on laisse la possibilité aux clubs amateurs de jouer la Coupe de France, mais dans quelles conditions… Il y a le couvre-feu à 18 h, alors que ces clubs s’entraînent le soir… Il y a des équipes qui ont joué ou qui vont jouer et n’ont pu s’entraîner que deux fois, le week-end. »

Au printemps, les clubs pros devraient logiquement squatter les derniers tours d’une Coupe de France qui ressemblerait alors énormément à feue la Coupe de la Ligue.