Vendée Globe : Dalin et Burton au coude à coude, Destremau jette l’éponge

VOILE Dalin et son dauphin ne sont plus séparés au pointage de la mi-journée que par un peu plus de 3 milles nautiques (environ 5 km).

J.L. avec AFP

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Revenu de l'arrière, Louis Burton peut désormais gagner le Vendée Globe.
Revenu de l'arrière, Louis Burton peut désormais gagner le Vendée Globe. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Alors que l’avant de la flotte du Vendée Globe avance à pleine vitesse vers le Pot au Noir et que la côte brésilienne s’éloigne désormais, Charlie Dalin (Apivia) et Louis Burton (Bureau Vallée 2) sont quasiment bord à bord.

Dalin, en tête, et son dauphin, celui de la flotte ayant parcouru la plus grande distance sur les dernières 24 heures, ne sont plus séparés au pointage de la mi-journée que par un peu plus de 3 milles nautiques (environ 5 km). A moins de 3.500 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne, les hommes de tête, profitant d’un alizé et d’une météo relativement clémente, foncent vers l’Equateur à près de 20 nœuds de moyenne.

Un (petit) trou sur les poursuivants

Par rapport au précédent pointage, ils ont grignoté quelques milles sur leurs quatre poursuivants. « J’ai essayé de forcer un peu le cap pour me réaligner derrière les leaders en attendant qu’ils ralentissent pour que je revienne dessus », a déclaré en fin de matinée, sur le site officiel de la course en solitaire et sans escale, Yannick Bestaven (FRA/Maître Coq IV), le dernier de ces poursuivants, en sixième position.

« C’est une journée de vitesse. Il faut aller vite avec les voiles qu’on a et maintenant que nous avons tous à peu près le même vent, c’est le moment d’être aux réglages pour rattraper », poursuit le navigateur, à nouveau gonflé à bloc après avoir perdu toute son avance dans le front permanent du Cabo Frio.

Bientôt le Pot au Noir

Le même vent d’optimisme souffle à bord de Bureau Vallée 2, le voilier de Louis Burton. « Les alizés sont là : enfin une nuit avec un vent plus stable et où ça avance bien, sans grain, avec moins de difficulté », a raconté samedi matin le dauphin. Mais se profile le Pot au Noir, une zone de convergence intertropicale très instable, dans lequel les voiliers de tête devraient entrer cette nuit en l’abordant par son flanc Ouest.

« Je passe pas mal de temps sur la météo pour savoir où traverser le Pot au Noir au mieux​. Vu les faibles écarts qu’il y a entre les bateaux, il peut permettre de sortir devant ou derrière en fonction de comment ça va se passer ! », analyse Burton.

Destremau dit stop

L’épreuve a par ailleurs été marquée par un nouvel abandon, le huitième depuis le départ le 8 novembre : celui de Sébastien Destremau (Merci). Celui qui occupait la dernière place et venait de passer la Nouvelle-Zélande n’en a pas encore précisé la raison la raison, selon l’organisation de l’épreuve.

Le Finlandais Ari Huusela (Stark), qui se trouve près du Point Nemo, le point le plus éloigné de toute terre, est la nouvelle lanterne rouge, alors qu’il est l’un des trois derniers de la flotte avec Clément Giraud, qui s’en approche, et Alexia Barrier, à n’avoir pas encore franchi le Cap Horn au sud de l’Amérique.