Vendée Globe : Le groupe de tête fonce vers Recife… Crémer appréhende de monter au sommet du mât… Le journal de la course

VOILE Plus qu'une quinzaine de jours avant le retour aux Sables pour les premiers concurrents

J.L.

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Clarisse Crémer, benjamine du Vendée Globe.
Clarisse Crémer, benjamine du Vendée Globe. — Maxime Le Pihif/SIPA

Jeudi 14 janvier

Dalin mène la flotte au large du Brésil

Le groupe qui se tire la bourre a Recife en ligne de mire, prochain point de passage de la flotte, porté par des vents faiblards et perturbé par les grains (rafales de vent qui change de direction). Après avoir cédé les commandes du Vendée Globe à Charlie Dalin, Yannick Bestaven, qui a mené la flotte pendant presque un mois, s'est finalement fait doubler dans la nuit de mercredi à jeudi par Louis Burton, qui ne cessait de remonter depuis plusieurs jours. Ruyant et Seguin se sont également faufilés dans l’intervalle.

1 – Dalin (Apivia)

2 – Louis Burton (Bureau Vallée 2) à 19 miles

3 – Thomas Ruyant (LinkedOut) à 45 miles

4 – Damien Seguin (Apicil) à 61 miles

5 – Yannick Bestaven (Maître Coq IV) à 64 miles

Bestaven a prévu d’arriver dans 13-14 jours

ll dormait paisiblement, profitant des conditions favorables, quand Yannick Bestaven a été brusquement réveillé par la sonnerie du téléphone satellite à l’heure convenue de sa vacation en direct. Un peu ronchon pour commencer, l'ancien leader a repris du poil de la bête, indiquant que les différents routages lui promettaient l’accès aux Sables-d’Olonne dans 13 ou 14 jours.

« Moralement, c’est dur, j’ai l’impression de ne pas avoir été verni : j’ai été arrêté en premier, et forcément le plus longtemps. Puis je n’ai pas pu gagner suffisamment dans l’Est pour les contrôler, et ça a été bien plus facile pour eux de se décaler. Je me suis retrouvé sous leur vent, ça fait chier. J’ai les Sables-d’Olonne au bout de l’étrave, on verra ce qu’il y aura au bout ! »

Clarisse Crémer (Banque Populaire X) va devoir monter au mât

La benjamine de l’épreuve continue son petit bonhomme de chemin, environ 700 miles nautiques derrière les leaders, mais stresse un peu à l’idée de sa première fois tout en haut du mât, pour s’occuper d’un problème de voile.

« Il va falloir que je monte au mât pour m’occuper de mon J2 (voile qui tient le mât), que je ne peux pas utiliser pour le moment. Je me sentirai mieux quand je l’aurai fait. Je ne joue pas pour la gagne, et ce n’est pas la fin du monde si je ne le récupère pas, mais je suis concentrée sur ce sujet. Je ne suis pas encore montée au mât, il faut que je fasse ce baptême en pleine mer ! J’ai besoin de coller un patch assez haut. Je vais attendre le bon moment pour le faire : il me faudrait entre 5 et 8 nœuds de vent pour que les voiles ne tapent pas. »

Arnaud Boissières tape dans le Nutella

Le skippeur de La Mie Câline – Artisans Artipôle commence tout juste à se réchauffer ​avec des températures un peu plus clémentes en remontant vers le Brésil (neuf degrés). Il s’est donc récompensé en allant « taper » dans les cartons de ravitaillement prévus pour un peu plus tard :

« Le moindre rayon de soleil est un vrai bonheur. Ça fait vraiment du bien. J’ai sorti les lunettes de soleil… cinq minutes. J’ai un peu triché en allant piocher un mini pot de Nutella dans le sac d’avitaillement numéro 7… Je n’ai pas le droit, mais bon, ça fait du bien. Il est encore gelé donc assez facile à finir complètement ce mini pot ! Accompagné d’un petit thé et d’un mot de tatie Bé, ça fait toujours plaisir. »