01:00
Vendée Globe : Burton dans la pétole pour réparer ses voiles... Le Cam de retour dans le top 5... Le journal de la course
VOILE•Charlie Dalin est lui toujours en tête du Vendée GlobeW.P.
Le journal du mardi 8 décembre
Louis Burton en mode bricolage dans le Sud
L’expérience de dauphin de Louis Burton (Bureau Vallée 2) sur le Vendée Globe n’aura pas duré bien longtemps. Bouté hors du podium 24h après n’avoir compté que 150 milles de retard sur le leader Charlie Dalin (Apivia), le Malouin a mis le cap sur le Sud dans une zone sans vent pour réparer ses voiles en vue de la tempête à venir. Il perd donc beaucoup de vitesse et de terrain sur la concurrence, mais espère que son choix s’avérera payant par la suite. Pour le moment, il reste aux avant-postes, mais attention : sa quatrième place est déjà menacée par le retour de la fusée Jean Le Cam qui a repris place dans le top 5. Costaud, l’ancien.
Le classement à 9h
1) Charlie Dalin (Apivia)
2) Thomas Ruyant (LinkedOut)
3) Yannick Bestaven (Maître Coq IV)
4) Louis Burton (Bureau Vallée 2)
5) Jean Le Cam (Yes We Cam !)
45 nœuds et une pluie horizontale
Ça y est. La dépression reprend la flotte à l’arrière du peloton de tête. Damien Seguin (Groupe Apicil), actuel 7e de la course, n’est pas au bout de ses peines. En plus d’un bug de pilote automatique qui lui a fait prendre une trajectoire improbable, il est confronté à une mer déchaînée. « On a 45 nœuds et une pluie à l’horizontale. » Un diagnostic confirmé par Maxime Sorel (V and B-Mayenne) : « Je n’ai jamais vu une mer comme ça, elle est défoncée, c’est très dur d’avancer, ça tape, le bateau se barre en survitesse sur des surfs à 29 nœuds mais si tu es trop lent, les vagues te rattrapent et s’explosent sur le tableau arrière, c’est n’importe quoi. »
Jérémie Beyou bientôt plus lanterne rouge
C’est un cap dans le cap. Le skippeur sur Charal vit ses dernières heures comme lanterne rouge du Vendée Globe sur la route du Cap de Bonne-Espérance. L’avant-dernier, Sébastien Destremau, a beau faire de la résistance, il n’est pas de taille face au bateau et au talent du triple vainqueur de la solitaire du Figaro, pointé à seulement 130 miles à 9h. S’il va vite, il n’oublie pas d’où il (re) vient et fait preuve de prudence afin de préserver son bateau avant le grand Sud.
« J’essaie vraiment de prendre soin du bateau, de faire les choses au jour le jour, d’être concentré sur la glisse et d’éviter de regarder trop loin devant, dit-il. La situation est vraiment très changeante, notamment au niveau du Cap de Bonne-Espérance. J’évite de trop me projeter et j’aimerais bien faire la jonction avec le groupe de devant. Psychologiquement et en matière de sécurité, ce serait bien. »
Un peu de poésie avec Armel Tripon, en direct de Bonne-Espérance
« Une première page se tourne à bord de mon bateau. Je laisse dans mon sillage un océan parcouru du Nord au Sud, soit 28 jours de course. 28 jours et nuits à défendre chèrement ma peau pour jouer au mieux avec les aléas techniques et météorologiques. L’Atlantique Nord ne m’a pas épargné, ce vieux complice de vingt transats, dont je pensais ne plus rien apprendre ! J’ai de loin préféré son voisin du Sud, plus affable et chaleureux. Je retiendrai cette longue glissade vers le Cap de Bonne-Espérance, à débouler tout schuss jour et nuit, cavalcade wagnerienne, sonore et retentissante, où L’Occitane en Provence entretenait une relation fusionnelle avec la mer et le vent. » Beau.


















