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Ca se bastonne sévère derrière Charlie Dalin... Le journal du Vendée Globe

Vendée Globe : Ca se bastonne sévère derrière Charlie Dalin... Sam Davies chez les otaries... Le journal de la course

VOILELes conditions météo vont se dégrader à l'avant de la course
William Pereira

William Pereira

Le journal du lundi 7 décembre

Gros duel entre Ruyant et Burton

Alors que Charlie Dalin se pavane en tête de la course – bien que ne disposant guère de plus de 200 milles sur son dauphin – le duo Thomas Ruyant (LinkedOut) et Louis Burton (Bureau Vallée 2) se livre une grosse bataille à distance depuis plusieurs jours. Le premier nommé vient de récupérer sa deuxième place mais le Malouin, à bord du bateau vainqueur du Vendée Globe 2016, est plein de ressources. La partie de chat entre les deux hommes devrait cependant être reléguée au second plan dans les prochaines heures où l’adversaire sera le même pour le trio de tête : la météo.



Le classement à 9h

1) Charlie Dalin (APIVIA)

2) Thomas Ruyant (LinkedOut), à 187 nm

3) Louis Burton (Bureau Vallée 2), à 200 nm

4) Damien Seguin (Groupe Apicil), à 301 nm

5) Yannick Bestaven (Maître Coq IV), à 302 nm

Ralentir ou subir le front, cruel dilemme

A peine une semaine après le terrible accident de Kevin Escoffier​ – qui doit se la couler douce à bord du Nivôse à l’heure où on parle – voilà que la tête de flotte s’apprête à affronter un nouveau système dépressionnaire des plus coriaces. Des vents à 45 nœuds et des vagues de 8 mètres de creux attendent la tête de flotte en son centre. Bénéficiant d’une petite marge, Charlie Dalin semble opter pour la prudence, quitte à ralentir. Thomas Ruyant suit une trajectoire assez similaire mais garde pour le moment plus de vitesse. Quant à Louis Burton, il ne se cache pas. « Je vais essayer d’être le plus rapide possible. Si le front passe sur nous dans deux jours, ça impliquera un empannage avant de continuer la route sur tribord. » S’il s’en sort sans bobos, le gain de temps pourrait être important. Pari risqué, mais pari à prendre.

La flotte franchit un cap

C’est désormais officiel, plus de la moitié de la flotte du Vendée Globe a franchi le cap de Bonne-Espécrance. Le quatuor Tripon, Roura, Boissière, Le Diraison a à son tour basculé dans l’océan indien à ses risques et périls. Manuel Cousin, Didac Costa et Pip Hare suivront d’ici peu. Il ne restera alors que huit bateaux, dont celui de l’avant-dernier Sebastien Destremau, dans l’atlantique : « La descente de l’Atlantique Sud est un peu longue. Nous ne sommes pas encore dans le dur, il faut attendre quelques jours. Mais les conditions commencent à se durcir, les températures baissent. On arrive dans le Sud ! » C’est pas trop tôt.

Sam Davies à Marineland (ou presque)

Pendant ce temps à Vera Cruz, enfin au Cap, Sam Davies, déterminée à repartir hors course pour faire honneur à Initiatives Cœur, a entamé sa mission réparation du bateau. Son équipe travaille d’arrache-pied pour inspecter la quille de l’Imoca, le tout sous le regard curieux des otaries du coin. C’est une bonne situation ça, skippeur ?

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