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Battu par Djokovic, Royer aurait « aimé l’emmener au 5e set »

Roland-Garros 2026 : Contre Djokovic, Valentin Royer aurait « aimé aller au 5e set pour voir »

dommageValentin Royer a livré une fin de match admirable avant de rendre les armes contre Novak Djokovic, au 2e tour de Roland-Garros (3-6, 2-6, 7-6, 3-6). Il aurait aimé pousser le Serbe dans ses derniers retranchements
William Pereira

William Pereira

Les spectateurs de la journée sur le court Philippe Chatrier sont passés à un tie-break de l’arnaque, mercredi à Roland-Garros. Après les victoires expéditives de Swiatek et Svitolina (2h51 de jeu cumulé à elles deux), Novak Djokovic semblait parti pour ajouter sa pierre à l’édifice contre Valentin Royer, que beaucoup pensaient condamné à une défaite sèche quand il était mené 3-0 au tie break du 3e set et plus encore, quand il a dû effacer une balle de match dans la même séquence.

Mais, jamais dépassé par l’événement et transcendé par l’énergie du Central où il jouait pour la première fois, Valentin Royer a trouvé le moyen de repousser l’échéance en battant Nole dans l’un de ses domaines : fut un temps encore pas si lointain où le battre dans un jeu décisif était devenu impossible. Le battre tout court demeure le privilège d’une élite, et le 74e joueur mondial a dû rendre les armes dans le 4e set après avoir sauvé quatre balles de match..

Royer a « pris un kiff de dingue » avec le public du Chatrier

« Sur le plan physique, j’aurais bien aimé aller au 5e set pour voir comment il aurait tenu, regrette Royer. Je l’ai vu se plaindre, s’étirer, c’est du Novak, je sais qu’il fait ca pour voir comment l’adversaire réagit. Ca ne m’a pas impacté. C’est un joueur exceptionnel, même s’il a mal au dos, il va chercher toutes les balles. » Sans doute pensait-il, au moment de dresser ce constat, à l’immense passing du Serbe entre le poteau et le filet. Il n’y a rien à faire contre ça.

Royer est forcément déçu, mais au moment de donner rendez-vous à l’année prochaine, il entend garder dans ses valises tout ce qu’il y a eu de positif dans ce match. « Au-delà de la déception, j’ai pris un kiff de dingue avec cette communion. C’est une première pour moi sur le Chatrier contre une légende du tennis. Je suis fier de la manière dont j’ai géré, j’ai pas fait de choses incongrues. » De quoi quitter le tournoi avec les honneurs.