Vendée Globe : De retour aux Sables, Jérémie Beyou « aimerait être partout sauf là »

VOILE Le grand favori de cette édition 2020 a été contraint de faire demi-tour pour réparer son bateau

N.C.

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Jérémie Beyou est de retour aux Sables d'Olonne pour réparer les dégâts sur son bateau après un début de Vendée Globe difficile, le 14 novembre 2020.
Jérémie Beyou est de retour aux Sables d'Olonne pour réparer les dégâts sur son bateau après un début de Vendée Globe difficile, le 14 novembre 2020. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

C’est le grand perdant de ce début de Vendée Globe. Jérémie Beyou, grand favori de cette édition 2020, s’est résolu à faire demi-tour vendredi, après avoir heurté un Ofni qui a causé de lourds dégâts sur son bateau un peu plus tôt dans la semaine. Arrivé aux Sables d’Olonne samedi midi, il s’est exprimé sur le site de la course. « Revoir tout le monde, ça remet une grosse dose d’émotion et ce n’est pas facile à gérer, explique-t-il. Tu aimerais être partout sauf là. »

Mais maintenant qu’il l’est, il ne faut pas perdre de temps. Avec son équipe, Beyou se donne 24 heures pour faire le tour du propriétaire et lister tout ce qu’il y a à réparer. « On va checker les avaries principales, de safran et de barre d’écoute. Dans le choc, il y a eu plein de dommages collatéraux, observe-t-il. Dans 24 heures, on aura un état des lieux de tout ce qui est cassé, de ce qui est réparable, de comment ça l’est. »

Ensuite, seulement, il pourra se poser la question d’un nouveau départ. Si c’est possible, évidemment il repartira. « C’est l’objectif. Et après, on verra comment ça se passera en mer. »

« Il faut continuer à encourager ceux qui sont encore en course »

Dépité, forcément, le skippeur de Charal n’en a pas moins pris le temps d’avoir un mot sympa pour ses collègues en mer. « Ils sont tous méritants parce que c’était très compliqué stratégiquement. Le front était bien violent. Ils sont en train de sortir de là, ils sont au portant et c’est vraiment mérité, estime-t-il. Ils ont réussi à passer, ce sont tous des grands marins. Le principal, ce sont ceux qui sont encore en course, ils méritent de l’être. J’aurais aimé être avec eux. »

Beau joueur, vraiment. Et parmi ces « grands marins », Beyou a une pensée particulière pour Jean Le Cam​, qui mène actuellement la flotte avec son bateau d’un autre temps. « Il faut continuer à encourager ceux qui sont encore en course. Tactiquement, Le Cam a fait du grand Le Cam. Sa course est belle. »