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« C’est super violent », lâche Jérémie Beyou après son demi-tour forcé

Vendée Globe : « C’est super violent », lâche un Jérémie Beyou dépité après son demi-tour forcé vers les Sables-d’Olonne

VOILELe natif de Landivisiau voit ses quatre années de préparation réduites à néant après la casse de son safran
Aymeric Le Gall

A.L.G. avec AFP

Quatre ans de préparation intensive et de sacrifices, voilà ce qui vient de sauter en éclat pour Jérémie Beyou, le grand favori de ce Vendée Globe 2020, qui a dû faire demi-tour pour rentrer aux Sables-d’Olonne après avoir cassé son safran. Le skippeur n’a pas caché sa tristesse, voire sa colère, jeudi, lors d’une vacation avec le PC de la course autour du monde en solitaire. « Honnêtement, je me réveille de quatre ans de préparation pour essayer de gagner le Vendée et c’est fini », a-t-il lâché, dépité.

« C’est toujours pareil… Il y a pire quand on pense aux événements qui nous entourent. Maintenant, quand tu es sportif de haut niveau, tu ne vis qu’au travers de ton objectif. Depuis quatre ans, je vis dans l’objectif d’essayer de gagner le Vendée Globe. Je suis à 100 % là-dedans, je ne vois rien de ce qui existe autour. Quand ça s’arrête comme ça, brutalement, c’est super violent », a souligné le marin, qui avait terminé troisième de la dernière édition (2016/2017).

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« C’est pour ça que j’ai mis tant de temps à faire demi-tour, j’aurais probablement dû faire demi-tour tout de suite, parce que d’aller passer le front avec le bateau dans cet état, forcément ça a fait d’autres dommages collatéraux mais je ne pouvais pas y croire. Le réveil est un peu dur », a-t-il poursuivi.

Beyou pourrait abandonner la course

Le navigateur a d’abord eu un problème avec la cadène de renvoi de point d’écoute de voiles d’avant, qui « a fait exploser la cloison de barre d’écoute » puis le bateau a percuté un ofni (objet flottant non identifié), ce qui a endommagé le safran tribord. Continuant sa course face à un front violent, « le courant de bastaque » (pièce de maintien du mât) a explosé.

Beyou n’a finalement eu d’autre choix que de revenir pour tenter de réparer, mais ce n’est pas sûr qu’il reparte. « Là, je ramène le bateau et je verrai après. Je ne sais pas, je n’en sais rien », a-t-il soufflé. « Mon papa est parti à l’hôpital, il a eu un AVC une semaine avant le départ, j’ai complètement occulté tout ça. Forcément là, ça m’éclate un peu à la figure », a-t-il dit. Beyou est attendu samedi matin aux Sables-d’Olonne. Il aura jusqu’au 18 novembre 14h20 pour repartir.