Lens-Nantes : Christian Gourcuff très énervé par la première période « incompréhensible » de son équipe

FOOTBALL Le FC Nantes a décroché un point (1-1) mercredi soir sur la pelouse du RC Lens en match en retard de la 8e journée de Ligue 1

Francois Launay

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Christian Gourcuff, l'entraîneur nantais
Christian Gourcuff, l'entraîneur nantais — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA
  • Si Nantes a pris un point mercredi à Lens, le visage affiché en première mi-temps n’a pas plu à Christian Gourcuff.
  • L’entraîneur nantais, qui a tout changé à la pause, fustige le comportement de son équipe.

Une mi-temps à l’envers avant de se remettre à l’endroit. Mercredi soir à Lens, le FC Nantes a d’abord sombré avant de se réveiller pour aller décrocher un bon point (1-1) sur la pelouse de Bollaert. Totalement apathiques à l’image d’un Renaud Emond titularisé pour la première fois de la saison, les Canaris sont passés complètement à côté de leur sujet en première période. De quoi faire trembler les vestiaires à la pause.

« Je suis énervé. Cette première mi-temps était honteuse dans l’attitude et le comportement. On a la chance de n’être mené que 1-0. Ce n’est pas compréhensible. On ne peut pas jouer en ayant aussi peu de mobilité et de dynamisme », a regretté Christian Gourcuff à l’issue du match.

« On aurait dit qu’on avait peur »

Pour expliquer ce non-match, Randal Kolo Muani invoque la peur de mal faire. « Il nous manquait du mouvement. On était arrêtés, on dégageait beaucoup. On aurait dit qu’on avait peur », reconnaît l’attaquant nantais.

Heureusement, les choix de l’entraîneur nantais, qui a remplacé trois joueurs dès l’entame de la deuxième période, ont été payants. « C’est aussi une manière de marquer les esprits et de réveiller tout le monde sur un plan psychologique », justifie Gourcuff qui a réussi son pari car Nantes est revenu logiquement au score.

« Quand on parle d’ambition, il faut avoir un autre comportement »

Mais cela n’a pas suffi à lui redonner totalement le sourire à un entraîneur déçu de voir certains joueurs ne pas saisir leur chance. « On ne va pas faire la gueule ce soir mais il faut retenir les enseignements on est quand même au mois de novembre. Quand on parle d’ambition, il faut avoir un autre comportement. On a trois matchs en six jours ce qui explique choix de départ. Mais compte tenu de la première mi-temps, il n’y avait pas lieu d’attendre plus longtemps pour changer ». La soirée lensoise a peut-être scellé le sort de certains joueurs.