FC Nantes-FC Metz : « Le penalty a cassé notre élan… » Des Canaris séduisants mais frustrés

FOOTBALL Ce dimanche, à la Beaujoire, le FC Nantes a été tenu en échec (1-1) contre Metz après avoir réalisé une première période de très bonne facture

David Phelippeau

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Le penalty marqué par Leya Iseka.
Le penalty marqué par Leya Iseka. — Damien Meyer / AFP
  • Le FC Nantes a fait match nul (1-1) ce dimanche contre Metz, à la Beaujoire.
  • Séduisants dans le jeu, les Canaris ont encaissé un penalty en fin de première période.
  • Un fait de jeu qui a perturbé les Nantais, moins fringants après la pause.

A quelques secondes près, le FC Nantes, tenu en échec (1-1) par Metz ce dimanche à la Beaujoire, aurait pu se targuer d’avoir réalisé dans le jeu une première période presque parfaite. « Des actions de grande qualité, un jeu en une touche et beaucoup de mouvements », résume le défenseur nantais Sébastien Corchia, excellent non seulement défensivement mais aussi dans la justesse en phase offensive. « Une première demi-heure limpide », félicitera même Christian Gourcuff. Kolo Muani avait ouvert le score fort logiquement (1-0, 29e) sur une offrande de… Corchia, reprenant du pied gauche le centre en retrait de l’ancien Sévillan.

Avec un peu plus d’adresse et un Oukidja moins inspiré dans le but lorrain, les Canaris auraient même pu donner encore plus de relief à leur premier acte, avec Blas par deux fois (10e et 34e) et Kolo Muani (13e). « Il a manqué cette petite chose qui fait la différence pour tuer le match… », regrette toujours Corchia. Et alors que les Canaris s’apprêtaient à rejoindre le vestiaire, sur une action finalement assez anodine, Fabio a touché de la main (bien involontairement) une frappe de Gueye dans la surface de réparation. Coup de sifflet de Monsieur Millot, VAR, visionnage de Monsieur Millot, penalty. « Venu de nulle part », pour Gourcuff. Lequel a été transformé quelques instants plus tard par Leya Iseka (1-1, 45e +4).

Un contenu cohérent, un résultat décevant

« Chaque week-end, on en parle [du VAR], on n’est pas du tout dans l’esprit du jeu, peste le coach Christian Gourcuff. Les arbitres appliquent des règlements même s’ils sont bêtes. » L’arbitre et le VAR ont dû considérer que le défenseur nantais, qui a pris en plus un carton jaune, avait contré le tir messin de la main en agrandissant de manière non naturelle la surface du corps… Difficile de faire autrement par le Brésilien sur ce genre de situation. Bref, tout est question d’interprétation.

En attendant, « le penalty a cassé notre élan, souffle Corchia. Si on arrive à 1-0 à la mi-temps, on aborde la deuxième plus sereinement ». Christian Gourcuff regrette davantage le relâchement coupable des cinq dernières minutes de la première période qui ont permis à Metz « de sortir la tête de l’eau » et de prendre confiance pour la suite de la rencontre.

« On a fait preuve de volonté ensuite, mais on a perdu en lucidité et comme ils avaient des arguments en attaque, cela a accentué le doute chez nous », estime le technicien breton. Nantes a alors toujours autant monopolisé le ballon mais en étant moins brillant en phase offensive que lors du premier acte. Bamba est tombé sur un très bon Oukidja, encore une fois (61e), mais surtout Metz a justifié son statut du moment de formation difficile à manœuvrer (8e match sans défaite ce dimanche) en frôlant le jackpot. Lafont a en effet sauvé les siens à la 70e d’une superbe parade… « Je suis partagé, conclut Sébastien Corchia. Je suis content de la prestation, il y avait du rythme, de l’envie et de belles séquences de jeu, mais au final, on voulait les trois points et on ne les a pas. » Et au classement, avant deux déplacements à Lens (mercredi) et Marseille (samedi), ça ne fait guère avancer, le FC Nantes étant 14e de L1.

Pourquoi faire entrer Augustin pour deux minutes ?

Jean-Kevin Augustin a touché un ou deux ballons. Et pour cause : il est entré à quelques secondes de la fin du temps additionnel à la place de Bamba. Pourquoi ? Gourcuff a expliqué que Bamba était « diminué » et que sans ça il n’aurait sans doute pas réalisé le changement. Quant à Augustin, il n’est pas prêt encore physiquement selon le coach. « C’est un problème de rythme qu’il doit acquérir ».