Rennes Bordeaux : « Il sera très bon »… Hatem Ben Arfa soigne ses retrouvailles avec ses ex

FOOTBALL Passé par le Stade Rennais il y a deux ans, l’ancien Lyonnais se plaît à punir ses anciens clubs

Camille Allain

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Hatem Ben Arfa sera de retour à Rennes ce vendredi mais sous le maillot de Bordeaux.
Hatem Ben Arfa sera de retour à Rennes ce vendredi mais sous le maillot de Bordeaux. — Fep/SIPA/Canva
  • Hatem Ben Arfa revient à Rennes ce vendredi avec les Girondins, un an et demi après avoir quitté le club.
  • Son ancien coach Julien Stéphan est persuadé que le néo Bordelais va faire « un grand match » pour son retour au Roazhon Park.
  • L’ancien Lyonnais a déjà fait très mal à ces anciens clubs en Ligue 1.

Il en est à sa sixième relation en Ligue 1. Ce vendredi à 19 h, Hatem Ben Arfa va retrouver sa dernière ex française en se déplaçant à Rennes. Cette fois, c’est au bras de Jean-Louis Gasset et des Girondins de Bordeaux que le joueur formé à l’Olympique Lyonnais foulera la pelouse du Roazhon Park. Un déplacement forcément spécial pour celui qui a contribué à ramener la Coupe de France au Stade Rennais après quarante-neuf ans de disette. L’histoire d’amour s’était terminée par une porte claquée après s une sortie médiatique remarquée lors d’un décevant match nul face à Guingamp. Ben Arfa ne sait pas dire au revoir. Mais il sait se rappeler aux bons souvenirs.

Un an et demi après son départ de Bretagne et le début d’une nouvelle errance, l’ancien international français va-t-il porter un Bordeaux à la peine ? « Je n’ai aucun doute sur le fait qu’Hatem va faire un grand match vendredi. Aucun doute. Je sais que vendredi il sera très bon », assure Julien Stéphan. Propulsé sur le banc rennais après le départ de Sabri Lamouchi, celui qui faisait ses débuts comme entraîneur pro avait lancé Ben Arfa lors d’un périlleux déplacement à Lyon. L’ancien enfant du club avait marqué et Rennes avait gagné 2-0. « Je ne sais pas si c’est revanchard. Il n’avait pas beaucoup joué avant le match à Lyon. Et ce jour-là, il fait une performance grandiose », se souvient Julien Stéphan.

Grâce à cette victoire, le coach breton avait sans doute gagné sa chance de conduire l’équipe pro du Stade Rennais au-delà des six matchs qui lui avaient été confiés. « Je ne sais pas si je le relance mais en tout cas, lui, il me lance, ça c’est sûr. S’il n’y a pas cette première victoire, peut-être que ça se finit beaucoup plus vite. Je me souviens de tout ça moi, je ne suis pas amnésique », assure Stéphan. Le milieu offensif veut-il prouver aux Rennais qu’il a encore le niveau ? « Ce sont des questions bateau ça. Ce qui est important, c’est d’aller là-bas pour gagner. Maintenant pour moi, c’est pareil que j’aille à Rennes, à Paris, à Marseille ou à Nice. Parce que j’ai joué dans plein de clubs. Je suis vraiment content de mon passage à Rennes. Maintenant je suis avec Bordeaux et on va aller là-bas pour gagner », a-t-il lancé en conférence de presse.

« Il ne faut jamais sous-estimer son adversaire »

Sa prestation majuscule à Lyon n’est pas sa seule perf face à ses ex. Lors de la victoire en Coupe de France face au PSG, l’ancien Parisien n’avait pas livré son meilleur match. Mais il avait pris un malin plaisir à embrasser sa médaille face au président Nasser Al-Khelaïfi. « Dans la vie, il ne faut jamais sous-estimer son adversaire. Un jour ou l’autre, il revient toujours », avait-il balancé après avoir soulevé le trophée.

Lorsqu’il évoluait à Nice en 2015, Ben Arfa avait également livré un gros match face à l’OL quand les Aiglons l’avaient emporté 3-0. L’accueil avait été beaucoup plus froid quand il était revenu à l’Allianz Riviera sous les couleurs rennaises. « C’est compliqué de retourner avec son ex », avait-il lancé pour justifier son refus de signer à Nice. Ce vendredi, l’ancien Marseillais ne pourra pas juger de sa cote de sympathie auprès des supporters rennais dans un stade vide. Mais il sera craint, tant par les fans que par ses anciens coéquipiers. « C’est un joueur de talent, très imprévisible. Il faudra se méfier », prévient le milieu rennais Eduardo Camavinga.