Vendée Globe : Alex Thomson en tête, Le Cam déroule et Thêta se rapproche... Le journal de la course
VOILE•Les écarts se creusent à mesure que la dépression tropicale Thêta avance sur les skippeursA.L.G.
On annonçait une journée compliquée, jeudi, pour les skippers, avec l’arrivée de Thêta, la dépression tropicale engendrant des vents jusqu’à 50 nœuds en son centre, mais c’est bien ce vendredi que l’Homme et la météo vont se regarder droit dans les yeux. Et si la plupart des concurrents ont profité de ce relatif calme pour bricoler et réparer les petits problèmes sur leurs bateaux, certains ont tout de même réussi de jolis coups stratégiques. Oui, oui, on parle de vous M. Jean Le Cam. On vous explique tout ça pendant que vous faites chauffer le café.
Le classement à 9h
Alex Thomson a pris la tête de la course dans la nuit de jeudi à vendredi. En pointe, cap au Sud, il avait même le bateau le plus rapide de ces dernières heures. Il est suivi par Jean Le Cam et Thomas Ruyant.
1. Alex Thomson
2. Jean Le Cam (à 34 milles nautiques du premier)
3. Thomas Ruyant (à 38 milles nautiques du premier)
Stratégie payante pour Jean Le Cam
Avoir de la bouteille quand on se lance dans une telle aventure, forcément ça paye à un moment ou un autre. Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’expérimenté Jean Le Cam a réussi un coup quasi parfait en réalisant la plus belle « aile de mouette » (chemin choisi pour éviter un anticyclone) de toute la flotte engagée. Sa trajectoire impeccable lui permet ainsi de pointer à la deuxième position lors du dernier pointage de 9h.
Les écarts se creusent et ça risque encore de s’accentuer
On peut déjà dessiner un premier tableau général dans ce Vendée Globe 2020 avec, en tête, un groupe de dix bateaux qui foncent têtes baissées vers Thêta, avec pour mission de contourner au mieux mais sans perdre trop de temps cette dépression tropicale dont le souffle chaud se fait déjà ressentir pour les hommes de tête. Leur mission, s’ils l’acceptent, sera de diminuer la voilure car le vent se lève et (probablement) d’empanner afin de se décaler vers l’Ouest pour éviter de rentrer dans la machine à laver Thêta. Mais faire tout ça avec des vents de 25 à 30 nœuds n’aura rien d’une partie de plaisir.
Deux salles, deux ambiances
En milieu et queue de peloton, ce n’est pas la même ambiance du tout. Les skippers traversent des zones de vents faibles, l’écart avec les leaders et plus généralement avec le premier (gros) groupe de tête devrait continuer à se creuser au fil de la journée de vendredi.
Beyou sur le retour
Un petit mot sur Jérémie Beyou tout de même. Le pauvre a dû tirer un trait sur ses rêves de victoire – et sur quatre années de préparation… – après avoir sérieusement endommagé son safran. Le Landivisien poursuit sa route vers les Sables d’Olonne avec le moral dans les bottes. Contacté hier par le PC course, Beyou n’était même pas sûr de vouloir reprendre le large après être passé au garage. A l’inverse, Fabrice Amédéo, reparti le 10 novembre au soir des Sables d’Olonne après un arrêt technique, est quant à lui en train de longer les falaises du Nord de l’Espagne pour faire route vers le Sud.


















