Tour de France 2020 : Et si vous testiez les premiers cols, près de Nice, dans la peau d’un coureur ?

EN ROUTE Trois étapes sont à réaliser au départ de Nice pour les amateurs aguerris

Olfa Ayed

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Le Col d'Eze (Alpes-Maritimes), une étape de montagne du Tour de France 2020.
Le Col d'Eze (Alpes-Maritimes), une étape de montagne du Tour de France 2020. — Philippe Chassagnard / Cyclos Club Cagnois
  • Cette année, le Tour de France partira de Nice. C’est la deuxième fois de son histoire que la ville accueille un tel événement.
  • Le départ du Tour de France, initialement prévu le 27 juin, débutera le 29 août, à cause des mesures sanitaires liées à la Covid-19.
  • Tout l’été, il sera possible de tester les trois étapes qu’emprunteront les coureurs.

« On s’est amusés à les refaire il n’y a pas longtemps, le col de la Colmiane, de Turini, celui d’Eze, mais en plusieurs fois. Ici, c’est notre terrain de jeu ! », s’exclame Philippe Chassagnard, président du Cyclo Club Cagnois. Ces trois cols, emblématiques de la Côte d'Azur, composeront l’une des étapes du Tour de France le 29 août.

Long de 187 km, ce circuit de montagne des grimpeurs du Tour est « le plus difficile », témoigne Pierre Hermand du vélo club OCC d’Antibes. C’est d’ailleurs la première fois qu’une étape de montagne est composée de deux passages au sommet allant au-delà de 1.500 mètres d’altitude, précise Christian Prudhomme, directeur du Tour de France.

Le Col de Turini (Alpes-Maritimes), étape de montagne du Tour de France 2020.
Le Col de Turini (Alpes-Maritimes), étape de montagne du Tour de France 2020. - Philippe Chassagnard / Cyclos Club Cagnois

« Réalisable pour les amateurs »

Avec le report de l’événement à la fin du mois d’août (à cause des mesures sanitaires liées au Covid-19) les deux mois d’été seront l’occasion de se mettre dans la peau d’un coureur du Tour de France. Les amateurs de randonnées à vélo peuvent tester les routes où se retrouveront les 176 cyclistes professionnels le 29 août.

La première étape, trois boucles sur les collines du moyen-pays niçois, est une « belle étape », pour Philippe Chassagnard, « réalisable pour les amateurs ».

La seconde, la plus difficile, est aussi « la plus belle », s’enthousiasme le président du vélo club cagnois. Elle est « symbolique des Alpes-Maritimes », ajoute Freddy Vasseur, président du Cavigal Cyclisme de Nice, car elle « part de la mer et arrive dans les montagnes ».

Sur la route Napoléon

Longue de 187 km, elle peut se faire en deux fois, « plutôt le matin » à cause de la chaleur l’après-midi, explique Philippe Chassagnard, en suivant des consignes particulières : « On gare sa voiture au pont Charles-Albert dans la vallée du Var. On traverse le col de la Colmiane, puis de Turini, avant de redescendre le col Saint-Roch et revenir sur Aspremont pour finir à la vallée du Var et récupérer sa voiture. Là, les amateurs auront fait le gros de l’étape ».

« Et pour les plus courageux, le lendemain, il faut faire le col d’Eze », ajoute-t-il. « En partant de la grande corniche jusqu’au Fort de la Revère, vous avez une vue magnifique sur la mer, Monaco, Eze. C’est une belle balade sur les trois quarts du tour », conseille le président du club.

La troisième et dernière étape locale, partira, elle, du stade de l’Allianz Riviera jusqu’à Sisteron, empruntant la Route de Napoléon. Ce chemin, prisé des randonneurs pédestres et à vélo passe par Grasse, sur les pas de l’empereur et sur ceux des coureurs… Rien que ça.