Vendée Globe : « C’est impensable de ne pas y être », affirme Benjamin Dutreux, qui vient de perdre son sponsor principal

VOILE Le skipper vendéen s’est mis en quête d’un nouveau gros sponsor pour être certain d’être au départ des Sables d’Olonne, le 8 novembre

David Phelippeau

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Le skipper Benjamin Dutreux.
Le skipper Benjamin Dutreux. — ILP Vision
  • Le sponsor principal du skipper Benjamin Dutreux vient de le lâcher.
  • A six mois du départ du Vendée Globe, le Vendéen est donc en quête d’un nouveau partenaire titre à hauteur de 350.000 euros.

Le couperet est tombé en début de semaine et il était attendu. « On discutait de cette éventualité depuis un mois… », avoue Benjmain Dutreux, skipper vendéen de 30 ans. Son partenaire principal et titre Oceania Hotels a décidé de jeter l’éponge et de se retirer à six mois du départ du Vendée Globe. « Cela leur fait mal au cœur autant qu’à nous… », lâche celui qui vit aux Sables d’Olonne.

L’entreprise hôtelière a subi de plein fouet la crise sanitaire du Covid-19. Benjamin Dutreux n’en veut pas à son sponsor qui à la base s’était engagé pour deux ans : « Oceania Hotels n’avait aucune visibilité quant à la reprise de son activité. Quand il a su que le Vendée Globe ne serait pas reporté, il a décidé de se retirer. Il ne pouvait pas se permettre de s’engager et de prendre des risques pour ses collaborateurs. »

Benjamin Dutreux dans son monocoque.
Benjamin Dutreux dans son monocoque. - ILP Vision

Il manque désormais 350.000 euros au navigateur (et son équipe Water Family composée de cinq personnes) pour boucler son budget. Lors de l’annonce officielle du retrait, Benjamin Dutreux s’est senti comme « assommé car on met tellement d’énergie dans ce projet ». La morosité s’est vite envolée quand il a vu son téléphone qui n’arrêtait pas de sonner. « C’est plutôt bon signe et on a des pistes, mais on recherche toujours. Une vraie chaîne de solidarité s’est mise en place et ça, ça redonne le moral ! »

Le Vendéen refuse de dire qu’il est « confiant », mais « plutôt enthousiaste, déterminé et positif ». Alors que « tout est déjà en configuration Vendée Globe », Benjamin Dutreux estime que « c’est impensable » qu’il ne soit pas au départ le 8 novembre des Sables d’Olonne. « On y sera », conclut-il.