Mercato OM : Le directeur sportif Andoni Zubizarreta quitte le club, André Villas-Boas va-t-il le suivre ?
FOOTBALL•En janvier, le coach portugais de l’OM avait lié son futur à celui du directeur sportif espagnolF.H. avec AFP
Après Zubi, AVB ? Andoni Zubizarreta, le directeur sportif de l’Olympique de Marseille, ne fait plus partie de l’organigramme du club. C’est un communiqué de presse diffusé jeudi soir qui a officialisé ce départ. « L’OM annonce le départ, d’un commun accord, d’Andoni Zubizarreta. » Le club précise que « le recrutement d’un directeur général chargé du football est en cours ».
Cette séparation est-elle annonciatrice d’un autre départ, celui d'André Villas-Boas, le coach de l’OM ? En janvier, le Portugais avait fait une sortie médiatique remarquée après l’arrivée au club de Paul Aldridge et lié son avenir à celui de l’ex-portier du FC Barcelone. « Je suis venu ici en premier lieu pour la grandeur du club, en deuxième pour Andoni Zubizarreta. J’ai déjà dit que mon futur est intimement lié à son futur. »
« La balle est dans le camp » d’AVB
Ces derniers jours, le technicien portugais a rencontré plusieurs fois Eyraud, notamment pour évoquer l’effectif de l’année prochaine. Pour retenir son brillant coach, que les joueurs adorent, l’OM a proposé une prolongation à Villas-Boas, à qui il reste un an de contrat. « La balle est dans son camp », souffle un connaisseur du dossier.
Il restait un an de contrat à Zubizarreta, arrivé à l’automne 2016 dans les valises de Frank McCourt, le propriétaire, et Jacques-Henri Eyraud, le président. « Andoni s’est consacré au renouveau de l’OM […] afin de rebâtir des fondations solides […] du groupe professionnel comme du centre de formation », dit Eyraud dans le communiqué. McCourt a salué pour sa part « un remarquable professionnel ».
Des « coups » au mercato mais pas de dégraissage
Si l’Espagnol a contribué à structurer le club, notamment au niveau du centre de formation, son action sur le mercato n’a pas toujours été couronnée de succès. Le recrutement de Patrice Evra, chassé après avoir donné un coup de pied à un supporter lors d’un match au Portugal, ou l'« achat panique » du buteur grec Kostas Mitroglou à la fin du mercato 2017, se sont révélés des échecs, par exemple. Le plus gros débours de Zubi sur le mercato reste de n’avoir pas réussi à vendre de joueurs, notamment à l’été 2019, quand l’OM avait besoin de liquidités pour réduire son passif devant les contrôleurs de gestion du fair-play financier de l’Uefa.
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Zubi a aussi réussi des « coups ». Finalement, il s’en va au bout de la saison de son meilleur mercato. Les arrivées du défenseur Alvaro Gonzalez (Villarreal), du milieu Valentin Rongier (Nantes) et du buteur Dario Benedetto ont toutes été des succès. Enfin le recrutement de l’entraîneur portugais André Villas-Boas était sans doute la meilleure idée de son mandat.
« En basque on dit : "Amaya da asiera", la fin est le début. Je finis comme directeur sportif et je démarre comme supporter de l’OM », a écrit Zubizarreta, remerciant McCourt, Eyraud et Rudi Garcia, le premier entraîneur de l’OM version américaine, qui avait remplacé Franck Passi en cours de saison 2016/2017.


















