Coronavirus : L’angoisse de Thibaut Pinot face au combat de ses parents contre le Covid-19

CYCLISME Thibaut Pinot raconte la manière dont il vit la situation 

W.P, avec AFP

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Thibaut Pinot
Thibaut Pinot — jeep.vidon/SIPA

Thibaut Pinot sort de trois semaines éprouvantes mentalement. Pas question de grand Tour ici mais du combat de ses parents contre le coronavirus, source d’angoisse pour le leader de la Groupama-FDJ. Il raconte à L'Equipe. « Mes parents ont été touchés les deux en même temps, ils sont toujours malades plus de vingt jours après avoir contracté le virus, donc le virus est dur. »

Comme pour une grande partie de Français – et plus largement d’humains – le Covid-19 s’est pourtant d’abord présenté comme quelque chose d’abstrait aux yeux de Pinot. Même au sortir de Paris-Nice, confronté à un huis-clos partiel puis amputé de sa dernière étape, « on prenait ça un peu à la légère », admet-il. Puis, « dès le deuxième jour après [son] retour [chez lui], le voisin s’est fait emmener par le Samu. J’étais devant mon garage, les ambulanciers étaient couverts de la tête aux pieds, et là je me suis dit que ça faisait vraiment peur. »

« J’avais toujours la peur qu’il y ait eu une mauvaise nouvelle dans la nuit »

L’angoisse a atteint son paroxysme quand son père a contracté la maladie, six jours après sa réélection à la mairie de Mélisey dès le premier tour, et quatre jours plus tard, quand la mère du coureur a été à son tour touchée par le Covid-19.

« Quand mon père est parti aux urgences après plus de vingt jours de maladie [mardi dernier, il est ressorti de l’hôpital depuis], c’était dur à vivre. Avec le confinement, j’ai quand même vécu dans le stress de la santé de mes parents. […] Je prenais des nouvelles à travers la fenêtre de leur maison. Au plus fort de la maladie, le matin, j’avais toujours la peur qu’il y ait eu une mauvaise nouvelle dans la nuit, j’étais dans le stress quand j’allais chez eux. J’attendais devant la fenêtre et quand je les voyais apparaître, j’étais rassuré. »