Coronavirus : « Pourquoi on obligerait un ouvrier à aller travailler et pas un footballeur ? », lance Waldemar Kita

FOOTBALL Pour le président du FC Nantes, la vie doit reprendre et « le foot en fait partie »

J.G.

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Le président Waldemar Kita.
Le président Waldemar Kita. — AP/SIPA

La question de la reprise de la Ligue 1 divise parmi les acteurs du foot français. Mais pour Waldemar Kita, président du FC Nantes, il faut que la Ligue 1 reprenne ses droits. « Même si ça n’est que dans un ou deux mois, j’estime désormais qu’il est temps que la vie reprenne », a-t-il indiqué dans les colonnes du Parisien, soulignant toutefois que « la décision de reprendre ne sera pas prise à la légère ».

Le président nantais évoque dans cet entretien la situation de nombreuses personnes précaires qui « seront vite obligées » de retourner au travail « tout en bénéficiant d’une sécurité minimale ». « Pourquoi un footballeur qui, lui, sera entouré de toutes les précautions sanitaires nécessaires, ne retournerait pas au travail ? s’interroge-t-il. Parce qu’il est privilégié, qu’il vit dans sa bulle ? Ce n’est pas logique. Pourquoi on obligerait un ouvrier à aller travailler et pas un footballeur ? ».

Waldemar Kita assure d’ailleurs que beaucoup de ses joueurs « sont pressés de revenir au club » et qu’une organisation médicale stricte sera mise en place à leur retour. Le président nantais balaye enfin l’argument économique pour justifier la reprise du championnat, indiquant que « le FC Nantes est dans une parfaite santé financière ». « Si je ne pensais qu’à l’économie, je me dirais qu’à cause des huis clos, je vais perdre beaucoup de recettes », a-t-il ajouté.