Coronavirus : La première course pro de vélo virtuelle a été remportée par le Belge Van Avermaet

CYCLISME En période de confinement, une première course cycliste virtuelle a été organisée pour maintenir la classique belge du Tour des Flandres

G.D. avec AFP

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Le coureur cycliste belge Greg Van Avermaert, célébrant sa médaille d'or aux JO de Rio en 2016.
Le coureur cycliste belge Greg Van Avermaert, célébrant sa médaille d'or aux JO de Rio en 2016. — Ramalho/SIPA
  • Le cycliste belge, Greg Van Avermaet a remporté, dimanche, le premier Tour des Flandres virtuel qui opposait treize coureurs pédalant sur rouleaux.
  • Les coureurs étaient connectés entre eux via une plateforme internet.
  • Cette première course virtuelle de l’histoire pourrait inspirer d’autres organisateurs.

Remporter le Tour des Flandres depuis son grenier. Le Belge Greg Van Avermaet (CCC) a prouvé, dimanche, que c’était possible en s’imposant lors d’un « Ronde » virtuel qui opposait treize coureurs pédalant sur rouleaux, connectés entre eux via une plateforme internet.

Le véritable Tour des Flandres, initialement programmé dimanche, ayant été annulé (ou reporté) à la suite de la pandémie de coronavirus, l’organisateur Flanders Classics avait mis en place une « Lockdown Edition ».

Course virtuelle en mode jeu vidéo

Concrètement, les téléspectateurs auront assisté à une course sur leur écran TV séparé en deux : à gauche les coureurs filmés en plein effort à leur domicile et à droite la course virtuelle en mode jeu vidéo.

Le but : permettre aux dizaines de milliers de fans « sevrés de cyclisme » de vibrer pour leurs idoles, la course étant retransmise par la télévision publique flamande. Une consolation, aussi, pour les sponsors en ces temps de disette.

Les supporteurs du champion olympique n’auront pas été déçus, Van Avermaet s’imposant, à 35 ans, avec 20 secondes d’avance sur son compatriote Oliver Naesen et l’Irlandais Nicolas Roche.

Effort bien réel.

Et si cela n’était qu’une course virtuelle, l’effort lui était bien réel. La preuve par l’abandon de l’Australien Michael Matthews, au bout du… rouleau et contraint à l’abandon à 13 kilomètres de l’arrivée après « un effort trop violent » pour lui.

Van Avermaet, installé dans le grenier de son domicile de Termonde (Belgique) pouvait lui jubiler après avoir terminé deux fois deuxième (2014, 2017) et une fois troisième (2015) de la vraie course.

« J’espère que le vrai Tour de Flandres pourra se dérouler en automne et que je pourrai alors vraiment le remporter », a déclaré le leader de la formation CCC, équipe polonaise en grande difficulté financière depuis le début de la crise du Covid-19.

Effet d’aspiration reproduit

« Ma petite fille [qui apparaissait de temps en temps à l’écran derrière son père], qui ne comprenait pas pourquoi son papa était occupé à faire une course à la maison, est très contente pour moi, a poursuivi, hilare, le Belge. C’était un drôle de sentiment : on souffre beaucoup sans avoir la sensation d’être dans la course. Je pense que mes pulsations n’ont jamais été aussi élevées ».

« L’effet d’aspiration était également reproduit, l’effort étant plus intense pour le coureur de tête que pour ceux placés dans sa roue », a expliqué le Belge Tim Wellens après sa prestation effectuée depuis le balcon de son appartement à… Monaco.

« J’avais sans doute une plus belle vue qu’Oliver Naesen qui pédalait dans sa cave en Belgique », a-t-il plaisanté.

Cette première course virtuelle de l’histoire pourrait inspirer d’autres organisateurs.