OL-Leipzig : Des Lyonnais à deux visages sauvent leur peau

FOOTBALL Au bord du gouffre à la pause, l'OL a obtenu un nul (2-2) synonyme de ticket pour les 8e de finale de la Ligue des champions, ce mardi, au Parc OL

Au Parc OL, Manuel Pavard

— 

Houssem Aouar a réveillé l'OL en inscrivant un superbe but dès la reprise.
Houssem Aouar a réveillé l'OL en inscrivant un superbe but dès la reprise. — JEFF PACHOUD / AFP
  •  

A la pause, on s’apprêtait à assassiner Rudi Garcia et ses choix, à tacler des starlettes sans envie, à moquer la charrette d’Andersen, les prises de risque de Denayer, le fantôme de Tousart, l’impuissance de Terrier ou l’inefficacité de Dembélé. Et puis, l’OL, passé par tous les états, un temps 4e et éliminé de toute compétition européenne – Benfica dominant le Zénith –, a finalement redressé la barre en seconde période, décrochant face au RB Leipzig un nul synonyme de qualification pour les 8e de finale de la Ligue des champions (2-2).

Une première mi-temps cataclysmique

En conférence d’avant-match, lundi, Rudi Garcia avait appelé le public à enflammer le Parc OL et son équipe à mettre de la folie d’entrée de jeu. Si les supporters l’ont en partie entendu, poussant leurs favoris dès l’entame de match, ses joueurs ont en revanche livré une première mi-temps d’une rare indigence, ce mardi soir.

Cueilli à froid par un penalty de Forsberg (9e, 0-1) après une faute de Lopes sur Poulsen, l’OL a sombré à la 33e minute avec un second penalty converti par Werner, suite à une charge de Tousart sur Nkunku (0-2). Entre les deux, rien ou presque ! Devant des Allemands supérieurs techniquement et dans l’animation offensive, les Lyonnais ont offert durant 45 minutes un festival de maladresses, défensives comme offensives, et de pertes de balles.

La lumière est venue d'Houssem Aouar

L’OL n’avait inquiété Gulacsi qu’en toute fin de première période, avec une frappe à bout portant de Dembélé sur la barre. Est-ce l’effet du coup de gueule de Rudi Garcia dans les vestiaires ? Toujours est-il que les Gones sont revenus animés de meilleures intentions après la pause, plus agressifs et pressant plus haut sur le terrain. Logiquement, la lumière est venue d’Houssem Aouar, l’un des rares Lyonnais à la hauteur en première mi-temps.

Le milieu offensif a sonné la révolte d’une superbe frappe enroulée dans la lucarne opposée, décochée depuis l’angle gauche de la surface de réparation (50e, 1-2). Et après plusieurs occasions des deux côtés, dont un énorme sauvetage de Rafael, c’est Memphis Depay, bien meilleur au retour des vestiaires, qui a endossé le costume de patron en inscrivant le but libérateur à 8 minutes du terme, d’une belle frappe en pivot dans la surface (2-2).

Remontada inespérée et sauvetage miraculeux

Catastrophiques avant la pause, à l’image d’une charnière défensive enchaînant les relances ratées, d’un Tousart hors du coup et d’un duo Depay-Dembélé inoffensif, les Lyonnais se sont réveillés ensuite, gagnant plus de duels au milieu du terrain et enchaînant enfin les combinaisons offensives. Mais il s’en est fallu de peu pour que Leipzig douche les espoirs rhodaniens, avec un sauvetage miraculeux de Marçal à la 85e minute alors que Laimer avait le but grand ouvert.

L’OL peut surtout remercier Benfica qui, en faisant le boulot face au Zénith à Lisbonne (3-0), lui a permis de se contenter d’un nul. Deuxièmes de leur groupe et donc assurés de tirer du lourd en 8e de finale, les hommes de Rudi Garcia devront en tout cas montrer autre chose pour faire mieux que de la figuration et rêver d’un improbable ticket pour le super 8 européen.