TFC : « On a très honte »… Sur sa lancée, Toulouse signe une sixième défaite d’affilée contre Monaco

FOOTBALL Le TFC, dominé par Monaco au Stadium mercredi soir (1-2), reste « bon » dernier de Ligue 1

Nicolas Stival, au Stadium de Toulouse

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Le TFC a perdu un sixième match de Ligue 1 d'affilée, à domicile contre Monaco (1-2).
Le TFC a perdu un sixième match de Ligue 1 d'affilée, à domicile contre Monaco (1-2). — Pascal Pavani / AFP
  • Toulouse a enchaîné une sixième défaite d’affilée en Ligue 1, mercredi contre Monaco (1-2).
  • Face au désastre, le dernier de L1 et son entraîneur Antoine Kombouaré se raccrochent à ce qu’ils peuvent.

Les fans de Questions pour un champion connaissent le « Quatre à la suite », épreuve indémodable du jeu de France 3. Les supporters du TFC ont découvert mercredi soir le « Six d’affilée ». Pour le sixième match de Ligue 1 de rang, la lanterne rouge s’est inclinée, à domicile contre Monaco (1-2).

Le pourtant expérimenté Antoine Kombouaré (56 ans) n’avait jamais vécu ça depuis ses débuts sur un banc de l’élite, en 2003 à Strasbourg. « C’est la première fois, il faut tout vivre dans une vie, constate l’entraîneur toulousain, qui avait démarré son mandat mi-octobre par un succès sur Lille (2-1), avant le début de l’horrible série actuelle. On n’est pas fiers, on a même très honte. »

Dans un schéma en 3-4-3 concocté en l’absence de latéral droit de métier (le milieu Quentin Boisgard faisant office de « piston » sur ce côté), les Violets ont pourtant cru tenir le point du nul. Jusqu’à la 84e minute, lorsque Wissam Ben Yedder, déjà auteur du premier but (sur penalty, 5e), a servi idéalement Gelson Martins, pour annuler l’égalisation de Yaya Sanogo (penalty à la 40e).

La défense encore à la rue, Gradel fait la tête

L’enfant chéri du Stadium, ancienne machine à marquer du TFC, a logiquement permis à l’ASM de concrétiser une supériorité de plus en plus manifeste au fil des minutes, malgré une prestation d’ensemble tout sauf princière.

Une nouvelle fois, l’arrière-garde toulousaine, la pire de L1 (31 buts en 16 journées), a affiché une fébrilité hors normes, Agustin Rogel et Mathieu Gonçalves en tête. Devant, le capitaine Max-Alain Gradel, longtemps faiseur de miracles (ou cache-misère), a signé une nouvelle sortie insipide, avant d’être le premier joueur sorti par Kombouaré (67e), bien contre son gré d’après sa moue.

« On a fait bien pire cette saison »

« Des erreurs individuelles nous font plonger, mais on n’accuse personne », lance le milieu William Vainqueur, l’un des très rares Haut-Garonnais à s’arrêter devant les micros après ce nouveau désastre. « On ne va pas dire que c’est encourageant mais, en faisant des matchs comme celui-ci, on se rapproche de la vérité », assure l’ancien Monégasque. Ah bon ? « Je pense qu’on a fait bien pire cette saison, comme le match à Montpellier [3-0]. »

Dans le genre « il faut bien chercher des motifs d’espoir », Kombouaré insiste quant à lui sur la forme chancelante de ses rivaux. « Il y a encore beaucoup de points à prendre et devant nous, nos adversaires n’avancent pas non plus. Aujourd’hui, le 17e est à trois points. »

En fait, c’est le 18e et virtuel barragiste (Metz) qui pointe à trois longueurs du TFC. Amiens (un match en moins, comme le 19e, Nîmes) et Dijon, respectivement 17e et 16e, affichent quatre unités de plus que les Violets, en déplacement samedi chez des Strasbourgeois vilainement fessés mardi soir à Brest (5-0). « Strasbourg est un peu dans la même situation que nous », tente Vainqueur. Avec six points de plus au compteur, quand même.