TFC – Monaco : « On y croit à fond »… Comment Antoine Kombouaré combat « la sinistrose »

FOOTBALL Alors que son TFC n’en finit plus de couler, Antoine Kombouaré tente de tenir la barre. L’entraîneur du dernier de Ligue 1 donne ses raisons d’y croire, avant la venue de Monaco ce mercredi

Nicolas Stival
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La route est droite, mais la pente est forte pour Antoine Kombouaré et le TFC.
La route est droite, mais la pente est forte pour Antoine Kombouaré et le TFC. — Frédéric Scheiber / Sipa
  • Avant de recevoir Monaco ce mercredi, le TFC occupe la dernière place de Ligue 1 et reste sur cinq défaites d’affilée.
  • Entre méthode Coué et raisonnement mathématique, Antoine Kombouaré donne ses raisons d’espérer dans le redressement d’un club habitué à galérer depuis plusieurs saisons.

Une dernière place de Ligue 1, cinq défaites d’affilée, la pire défense du championnat avec 29 buts encaissés, des blessés et des suspendus à la pelle… Avant la réception de Monaco ce mercredi, la situation du TFC plomberait le moral du plus grand des optimistes.

Alors, forcément, Antoine Kombouaré doit « lutter contre la sinistrose ». Les rêves de l’entraîneur toulousain au moment d’accueillir la bande à Wissam Ben Yedder sont des plus raisonnables : « déjà, ne pas encaisser de but, prendre au moins un point, si on gagne c’est encore mieux. » Et la tonalité générale du discours du successeur d’Alain Casanova, mi-octobre, est claire : la situation est grave... mais pas désespérée, pour paraphraser un film oublié des années 70, avec Jean Lefebvre et Michel Serrault.

« Quand on sera à la dernière journée, on pourra parler de situation grave, problématique, poursuit le technicien. Aujourd’hui non. On n’est pas contents, on sait qu’on fait de la merde -excusez-moi du terme- mais c’est aujourd’hui. » Autrement dit : il reste un (petit) coin de ciel bleu en auscultant bien l’horizon violet.

Tout d’abord, il y a cette bonne vieille méthode Coué. « On y croit à fond, on a confiance en notre travail. » Une variante ? « On a un effectif et un groupe de qualité, il faut récupérer les blessés et les suspendus, gagner un match, enclencher une série. »

« On n’a joué que 15 matchs. Il y a encore 69 points »

Et puis, les mathématiques sont formelles. « On n’a joué que 15 matchs. Il y a encore 69 points [à distribuer en 23 journées] ». Or, le TFC ne se trouve qu’à trois longueurs de Metz et Dijon, respectivement 17e et 18e. On croit entendre dans le discours devant les médias de l'entraîneur, habitué comme Toulouse à lutter pour le maintien, les éléments de langage répétés devant le vestiaire.

Ce mardi, les Violets se sont préparé à huis clos à l’intérieur du Stadium, autant pour fuir des terrains d’entraînement à l’état déplorable que pour changer les idées des joueurs. Il a fallu improviser au poste de latéral droit. En l’absence d’Amian et Moreira (suspendus) mais aussi du jeune Semaoun (blessé), c’est Sam Sanna (20 ans, aucun match de L1), habituel milieu relayeur et capitaine de la réserve, qui pourrait s’y coller.

« On a vu des sourires », a assuré Kombouaré après cette ultime répétition. Ce n’est pas rien dans une saison plus proche pour l’heure d’un remake de Titanic que d’un épisode de La Croisière s’amuse.

« On n’est pas gourmands au point de regarder la dixième place. Aujourd’hui, il faut juste regarder la 18e, celle de barragiste. Jouer le maintien sur la dernière journée et se préparer à ça. »

Vu la situation actuelle, voir le TFC tenir son destin entre ses mains le 23 mai 2020, avant l’ultime réception de Montpellier, ressemblerait déjà à un petit exploit.